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Publié le 16/02/2018

Kosovo : dix ans d'indépendance

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C'était il y a dix ans. Le 17 février 2008, le Premier ministre Hashim Thaçi déclarait l'indépendance du Kosovo. Une déclaration unilatérale sous les applaudissements du Parlement et célébrée par une foule en liesse dans les rues de Pristina, la capitale.

La majorité albanaise fête alors la rupture avec la Serbie, chassée de la région quelques années plus tôt en 1999 par les bombardements de l'OTAN. L'épilogue d'affrontements meurtriers entre les forces serbes et l'armée de libération du Kosovo (UCK) qui ont contraint des milliers d'habitants à l'exil.

Cinq États de l'UE n'ont pas reconnu le Kosovo

Aujourd'hui, le Kosovo s'apprête à célébrer les dix ans de son indépendance. Une indépendance inachevée, plusieurs pays n'ayant pas reconnu la souveraineté de l'ex-province serbe, dont cinq États membres de l'Union européenne : Espagne, Slovaquie, Roumanie, Grèce et Chypre.

A l'échelle mondiale, plus de 70 États membres de l'ONU ne reconnaissent pas le Kosovo, ce qui bloque son adhésion aux Nations Unies.

Pour les dirigeants kosovars, plus rien ne justifie que la jeune Nation reste en marge de la communauté internationale : "La Cour internationale de justice a estimé que l'indépendance du Kosovo était légale et légitime. Le Kosovo est une réussite commune, à la fois de la communauté internationale et des Kosovars" , souligne Hashim Thaçi, devenu président du Kosovo.

"Devenir membre de l'Union européenne de l'OTAN et de l'ONU, faire partie de la famille, c'est notre objectif, et nous espérons l'atteindre bientôt" , indique de son côté le Premier ministre kosovar Ramush Haradinaj.

Corruption et chômage

Dix ans après, la tension reste vive entre la majorité albanaise et la minorité serbe qui peuplent le Kosovo. Symbole de ces tensions, le pont de Mitrovica qui sépare les deux communautés.

Pour le Kosovo, le défi est aussi économique. Le jeune État est gangréné par la corruption, et souffre du chômage qui touche un habitant sur trois, en particulier les jeunes qui représentent 70 % de la population. Nombre d'entre eux sont tentés par l'exil.

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