Richard Ferrand vient tout juste de faire son retour sur le devant de la scène politique, mais s'apprête déjà à jouer les fortes têtes de la macronie. Après des scandales politico-judiciaires en juin 2017, le ministre de la Cohésion des territoires avait dû quitter son poste et avait été élu président du groupe parlementaire La République en Marche à l'Assemblée nationale. Élu par les députés macronistes comme candidat à la présidence de l'Assemblée, lundi 10 septembre, l'ancien conseiller régional de Bretagne semble déjà prêt à contester l'autorité du palais présidentiel. Dans une interview accordée à Libération, ce mardi, il affirme qu'"une décision procédurale n'a pas vocation à décider de l'exercice d'un mandat parlementaire". L'ex-ministre sous-entend ainsi qu'il ne quittera pas ses fonctions au perchoir en cas de mise en examen dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne. Le 30 mai 2017, au journal de France 2, le Premier ministre Édouard Philippe déclarait pourtant qu'"un ministre qui serait mis en examen devrait démissionner". Une affirmation qui ne semble pas valable pour le président de l'Assemblée nationale, 4e personnage de l'État. À moins que Richard Ferrand ait décidé d'aller à l'encontre de l'exécutif...

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