Accoster, oui, mais débarquer... c'est une autre histoire. Le gouvernement italien a donné son feu vert pour accueillir en Sicile le navire des gardes-côtes Diciotti, avec à son bord 177 migrants secourus au large de la Libye la semaine dernière.

Problème : le ministère de l'Intérieur refuse que les réfugiés soient pour le moment débarqués , faute de garanties européennes au niveau de leur prise en charge.

Giovanna Di Benedetto, porte-parole pour l'ONGI Save the Children , dénonce une situation inacceptable :

" Ce n'est pas possible que des personnes soient prises en otage de cette manière. C'est une situation qui doit être résolue au niveau européen. Car il y a des gens à bord, il y a des personnes vulnérables qui ont fait un voyage très difficile. Certains sortent par exemple des prisons libyennes où ils ont été torturés. "

Le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, s'était totalement opposé à l'autorisation d'accoster, répétant une énième fois que l'Italie ne serait plus " le camp de réfugiés de l'Europe ".

Rome estime que le bateau, bloqué en mer durant 5 jours avant de rejoindre le port de Catane, aurait dû légalement accoster à Malte et demande des sanctions européennes pour son refus d'assistance.

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