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Publié le 28/01/2018

Inquiétudes après la réélection de Zeman en République tchèque

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La République tchèque s'oriente davantage à l'Est au lendemain de la réélection du président populiste et pro-russe Milos Zeman. A 73 ans, il a battu son rival pro-européen Jiri Drahos d'une courte tête.

Selon les observateurs sur place, la peur des migrants a joué un rôle prépondérant dans son succès. Les électeurs qui ont voté pour lui, sont aussi les moins favorisés économiquement.

Ses électeurs n'ont rien à perdre

" Les gens qui ont donné leur voix à Zeman sont majoritairement ceux qui ne gagnent même pas le salaire moyen du pays. Ils n'ont en quelque sorte rien à perdre. Ils ne s'identifient pas dans le système, dans le régime de démocratie que nous avons ", analyse David Binar, journaliste à TschechNews.

La présidentielle s'est aussi joué sur fond d'incertitude quant au gouvernement. Le milliardaire populiste Andrej Babis a gagné les élections législatives mais n'a pas encore réussi à former un gouvernement. Il est vu comme un allié de Milos Zeman.

Pro-russe, pro-chinois et anti-occidental

" La perception c'est ce qui importe en politique. Je pense que la perception de M. Zeman est qu'il est un pro-russe, un pro-chinois, un anti-occidental. Et donc, cela va envoyer un message qui, j'en ai peur, ne sera pas très positif pour la République tchèque ", estime Jiri Pehe, analyste politique à l'université New York à Prague.

"En République tchèque, c'était la seconde fois que la population pouvait élire directement son président. Et le taux de participation a battu des records,avec plus de 66%, les votants ont saisi l'importance du scrutin", nous dit notre envoyée spéciale à Prague, Beatrix Asboth.

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