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Publié le 14/09/2018

Il y a dix ans : la faillite de Lehman Brothers

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La plus grande faillite bancaire de l'histoire américaine , c'était il y a dix ans... Le lundi 15 septembre 2008 à 01h45, Lehman Brothers dépose le bilan. La banque new-yorkaise plonge alors la planète dans la pire crise économique depuis les années Trente.

L'institution laisse une ardoise de 590 milliards d'euros et 25 000 employés sur le carreau. A Wall Street, le Dow Jones plonge de 500 points, sa plus forte chute depuis les attaques des tours jumelles en 2001. Cartons sous les bras, les traders sidérés quittent le jour même le siège de la banque, sous les objectifs des paparazzis

Un mois après la faillite, l'ex-PDG de Lehman Brothers est sommé de répondre aux questions des élus américains de la Chambre des représentants. Richard Fuld qui déclare alors "Je me réveille chaque nuit en me demandant ce que j'aurais pu faire différemment" doit notamment s'expliquer sur l'information donnée aux marchés et expliquer comment trois dirigeants de l'entreprise ont pu s'octroyer plus de 19 millions d'euros trois jours avant la faillite .

A l'époque, prises entre le marteau et l'enclume, les autorités américaines ont été très critiquées à la fois pour avoir sacrifié Lehman Brothers plombé par les crédits immobiliers à risque, les fameux subprimes, et pour avoir sauvé d'autres banques, comme Goldman Sachs. La crise financière va rapidement s'étendre à toute la planète dont l'Europe.

Alistair Darling, ancien ministre britannique des Finances se rappelle : "Mon secrétaire particulier m'a demandé de répondre à un appel du président de la Banque royale d'Ecosse (RBS) de l'époque. Je n'étais pas surpris qu'il veuille me parler. Mais il m'a dit : nous subissons de grosses pertes. J'ai répondu : vous savez que nous avons un plan. Combien de temps pouvez-vous tenir ? Il y a eu un silence et il a dit nous allons manquer d'argent dans l'après-midi. C'est l'un des rares appels que j'ai reçus et qui m'a fait froid dans le dos."

Deux ans après le début de la crise, les Etats-Unis se doteront de dispositions pour réglementer le secteur bancaire, prévenir une nouvelle crise financière et maîtriser les excès de Wall Street. Mais cette loi intitulée Dodd-Frank vient d'être détricotée en mai dernier par l'administration Trump.

"Nous ne savons pas d'où viendra la prochaine crise. Nous devons donc continuer d'être très attentifs en particulier au système bancaire parallèle et aussi au rôle que la technologie financière jouera dans le système financier à l'avenir... tout ça dans un souci de stabilité. Il ne s'agit pas de restreindre l'innovation mais de penser à l'impératif de stabilité", a déclaré en juillet dernier Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

Si pour le FMI, il est aujourd'hui impossible de savoir d'où viendra la prochaine crise, ses économistes s'inquiètent néanmoins de l'expansion des crédits .

Avec agence

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