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Publié le 06/04/2018

Hongrie : Gábor Vona, à droite toute

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Il est la voix nationaliste qui résonne en Hongrie depuis plus de quinze ans.

En 2003, Gabor Vona , alors qu'il est encore étudiant, fonde le Jobbik, avec deux de ses congénères. Trois ans plus tard, il s'allie à l'autre parti d'extrême droite, le MIEP, à l'ancrage antisémite, et à la base électorale vieillissante. Un parti qu'il finira par supplanter.

En 2009, la formation a décroché trois sièges au Parlement européen, et fait son entrée à la chambre basse en Hongrie l'année suivante, en remportant 16 % des voix lors des législatives.

Avec une xénophobie à peine voilée, il a amorcé un virage politique ces dernières années pour frapper plus large, et voir plus grand. Gabor Vona tente de reléguer au second plan les raids violents de la milice qu'il a dirigée, menés contre la communauté rom du pays, et les propos antisémites tenus par certains de ses membres .

Mais peu importe, il compte donner un coup de jeune au mouvement, et incarner le nouveau visage antilibéral et hostile à l'Europe.

Pour dominer l'opposition , et se rêver en parti de gouvernement, le Jobbik a ajouté à sa ritournelle anti-immigration des propositions en matière d'éducation et de santé.

Une stratégie qui s'avère payante, puisque le Jobbik a engrangé un score historique de 20 % lors des dernières élections dans le pays, il y a quatre ans.

En multipliant les signaux en direction de l'électorat traditionnel de gauche, et des libéraux, il a réussi à se positionner comme le deuxième parti de Hongrie .

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