La Grèce est actuellement en proie à de violents incendies , les plus graves de la décennie à ravager le pays.

Le bilan humain s'alourdit : il s'élèverait à au moins 50 morts et à plus de 150 blessés, d'après la Croix-Rouge, un chiffre confirmé par le vice-président de la région.

Les victimes ont été piégées par les flammes qui ont rapidement dévasté le village de Mati, à une vingtaine de kilomètres à l'est d'Athènes, parfois en tentant de prendre la fuite en voiture ou par la mer.

"Heureusement qu'il y avait la mer", explique Kostas Laganos, un habitant de Mati qui a survécu au drame. "Nous sommes entrés dans l'eau, parce que les flammes nous poursuivaient jusqu'au rivage, ça nous a brûlé le dos et on a dû plonger. On aurait dit Pompéi".

"Que dire ? C'est derrière nous, nous sommes vivants", poursuit Yannis Kakoulis, qui a dû fuir lui aussi, "et c'est tout ce qui compte."

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a interrompu sa visite en Bosnie pour gérer cette situation de crise.

"C'est un moment difficile pour l'Attique", a-t-il déclaré, "et une nuit difficile pour la Grèce. Actuellement, plus de 600 pompiers, hommes et femmes, sont mobilisés sur trois grands fronts."

Les incendies restent hors de contrôle sur plusieurs sites. Des centaines de maisons ont été détruites, et les principaux axes routiers sont devenus inaccessibles.

L'armée a été appelée en renfort, pour lutter contre les flammes. Les habitants ont reçu la consigne de fermer leur maison et de partir dans la foulée.

Si la Grèce est régulièrement confrontée aux flammes, un hiver particulièrement sec a créé un terrain propice à la propagation de ces feux, d'une rare intensité, dont les causes restent cependant à déterminer.

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