Vidéo associée: 

Publié le 22/03/2018

Financement libyen : Nicolas Sarkozy se défend

Corps: 

Nicolas Sarkozy nient tout, accuse la famille Kadhafi et Ziad Takieddine de mentir et de vivre l'enfer. Mis en examen depuis hier soir après 48 heures de garde à vue, l'ancien chef de l'Etat a fait passer les déclarations qu'il a faites aux magistrats, à la presse , par le biais de ses avocats. Une procédure inhabituelle. Nicolas Sarkozy se défend, et est d'ailleurs invité à la télévision ce soir pour s'exprimer publiquement alors qu'il a été placé sous contrôle judiciaire.

Dans ses déclarations, Nicolas Sarkozy tente ainsi de démonter point par point les accusations de Ziad Takieddine, notamment en se basant sur la date de publication de notre interview du fils de Kadhafi, Saïf al-Islam.

"M. Takieddine aurait vu le fils Kadhafi le 4 mars 2011. Il ne peut pas y avoir d'erreur sur cette date puisque c'est le lendemain que M. Takieddine a été arrêté au Bourget avec une importante somme en liquide. En relatant cet entretien, M. Takieddine dit: "J'ai demandé au fils de Kadhafi si ce qu'il avait dit à Euronews concernant le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy était vrai". Or ce fait est matériellement impossible puisque l'interview à Euronews de Saïf Al Islam n'a eu lieu que 12 jours plus tard, soit le 16 mars. Comment peut-on interroger quelqu'un sur une émission qui n'a pas eu lieu et sur des propos qui n'avaient donc pas encore été tenus ? C'est un mensonge!"

Il se dit victime d'un campagne de calomnies de la part du clan Khadafi qui a commencé le 11 mars 2011 après la reconnaissance officielle du Conseil national de transition comme représentant du peuple libyen par la France.

"Depuis le 11 mars 2011, je vis l'enfer de cette calomnie."

Nicolas Sarkozy démonte également le document de Mediapart qui a contribué au lancement de l'affaire judiciaire il y a 5 ans, et le qualifie de comble du mensonge. Il estime que cette affaire lui a coûté sa réélection à la tête de la France en 2012.

Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité
Publicité

A lire aussi sur Planet