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Dans des tracteurs, des bennes, des bus, parfois à pied : des dizaines de milliers ont fui Afrine, ville tenue par les Kurdes au nord de la Syrie, en état de quasi-siège depuis plusieurs jours. Jeudi, les tirs d'artillerie de l'armée turque, appuyée sur place par des milices rebelles syriennes, se sont intensifiés sur la ville.

Les combattants kurdes syriens des Unités de protection du peuple (YPG) affirment avoir riposté à l'offensive turque qui a été lancée dans la périphérie nord. Une vingtaine de civils dont plusieurs enfants ont été tués d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Sur des images filmées par un drone et diffusée par la télévision publique turque TRT, on aperçoit des embouteillages énormes à la sortie de la ville, qui est presque entièrement encerclée par les soldats turcs. D'après la TRT, des routes ont été barrées par des miliciens pour empêcher les civils de fuir.

Jeudi, le porte-parole de Recep Tayyip Erdogan estimait que son armée chassera " très bientôt " d'Afrine le YPG kurde, allié précieux de la coalition internationale contre le groupe État islamique, mais qu'Ankara qualifie de "terroriste".

Des tanks ont été aperçus ce vendredi à bord de camions dans la ville de Hatay, au sud de la Turquie. Ils viennent renforcer l'opération Rameau d'Olivier, lancée 20 janvier, officiellement pour sécuriser la frontière turco-syrienne.

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