Ce dimanche est jour d'élection en Colombie. Des élections législatives auxquelles participe l'ennemi d'hier, l'ex-guérilla des FARC.

L'accord de paix historique de novembre 2016 n'est pas suffisant. Les FARC font campagne dans ce pays partagé entre réconciliation et impossibilité de pardonner le passé. La droite rejette cet accord.

'Ce que disent les experts c'est que ces accords sont blindés, explique Martha Lucia Marquez Restrepo, directrice de l'institut "Pensar". Mais il peut y avoir des initiatives pour empêcher la mise en place des accords."

La difficile campagne des FARC

Au QG de campagne des FARC, on ressent la tension qui règne autour de leur participation à ces élections. Victoria Sandino, ancienne commandante des rebelles, et candidate au Sénat, accuse la droite colombienne : 'Il y a eu une chaine whatsapp. Les gens ont déposé leurs données personnelles. Ils sont venus les chercher pour les emmener à nos meetings et ils leur ont donné un jour de salaire en échange de sabotages et provocations au début, et puis ça s'est transformé en attaques avec des pierres, des bâtons, des bouteilles."

Les Farc essayent de séduire les électeurs dans des lieux qu'ils ne fréquentaient pas , comme les universités, les théâtres, les bars : 'Maintenant nous devons mener un énorme travail pédagogique pour être considérés et mieux connus", ajoute Victoria Sandino.

Les FARC automatiquement présents

"Les FARC seront au Congrès de la République, pendant le prochain mandat quel que soit le résultat des urnes. Le pacte de la Havane leur donne 5 sièges au Parlement et 5 au Sénat. Ils ont cependant renoncé à leurs aspirations présidentielles à causes des problèmes de santé de leur leader Timochenko", explique notre correspondant sur place, Héctor Estepa.

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