Emmanuel Macron recevra ce vendredi le président turc à Paris. Cette visite bilatérale - la plus importante dans un pays de l'UE depuis le putsch manqué - portera principalement sur des dossiers comme la Syrie ou encore le statut de Jerusalem. Après les vives tensions diplomatiques de l'an dernier, Ankara semble vouloir enterrer la hache de guerre et rétablir ses relations avec l Union europeenne.

Mais l'expert Marc Pierini, Carnegie, n'y croit pas. 'Sur la question des negociations entre l'UE et la Turquie je ne crois pas que la visite fasse avancer les choses parce que désormais l'absence d'état de droit est inscrit dans la loi,' explique-t-il.

Aujourd'hui, les negociations d'adhésion à l'UE en cours depuis 2005 sont quasiment à l'arrêt. Mais d'autres dossiers necessitent toujours une vraie cooperation.
'La vraie question selon moi c'est la lutte anti-terroriste qui concerne a la fois la Turquie et la France et quelques autre pays. Et deuxièmement qu'est-ce qu'on va faire avec la renovation de l'Union douaniere [que la Turquie cherche à étendre ndlr.]', analyse Marc Pierini.

Depuis le putsch manqué en 2016, plus de 55 000 personnes ont été arrêtées en Turquie, dont de nombreux universitaires et journalistes. Paris l'assure toutefois: lors de cette visite, la question des droits de l'homme ne sera pas oubliée.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères turc rencontrera son homologue allemand ce samedi en Allemagne.

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