Cela ne faisait aucun doute : le président Al-Sissi est bien réélu à la tête de l'Égypte . Après trois jours de vote, les premières estimations le donnent vainqueur avec plus 90% des voix.

Seul enjeu de cette élection : le taux de participation, estimé aux alentours de 40%, est lui largement en deçà des espérances et ce malgré la menace de sanctionner les abstentionnistes par une amende.

Sur les 60 millions d'électeurs à travers le pays, seuls 23 millions se seraient déplacés jusqu'aux urnes. En 2014, la participation avait péniblement atteint 47,5 % après prolongation du scrutin.

Le scrutin s'est déroulé sous haute sécurité et haute surveillance, en particulier après le récent attentat à Alexandrie .

" J'ai visité de très nombreux districts, et je n'ai vu aucune violence. Ils ont tout fait pour réduire les files d'attente au maximum en accélérant la cadence ", note Urioker Henry, Observateur électoral ougandais

De nombreux observateurs alertent surtout sur le manque de pluralisme et de transparence de cette élection.

" De mon point de vue, cette élection va à l'encontre de nos principes. Même lorsqu'il y a deux, trois ou quatre candidats, ils devraient tous avoir les mêmes chances, la même visibilité auprès de la société. Ici, on ne voit qu'un président ", souligne Artur Wisniewski, Observateur électoral polonais.

Dans les bureaux, un seul autre bulletin était autorisé : celui de Moussa Mostafa Moussa. L'unique concurrent, lui même partisan de Abdel Fattah Al-Sissi , obtiendrait 3% des voix.

Les résultats officiels doivent être proclamés le 2 avril prochain.

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