En France, la mort de Serge Dassault ouvre une période de turbulences quant sa succession à la tête d'un groupe pesant plus de 20milliards d'euros. Officiellement, le milliardaire avait largement anticipée son départ dès 2014 avec ses héritiers et avec l'État français avec lequel le groupe reste étroitement lié.

C'est ce qu'a rappelé son fils, Olivier, sur Europe 1 .

Mais la disparition du patriarche pourrait susciter des convoitises entre les héritiers, comme l'explique ce spécialiste de l'industrie aéronautique.

Loïc Tribot La Spière , délégué général du Centre d'étude et de prospective stratégique (CEPS) : "Il n'est pas du tour sûr que [la succession] se passe bien, mais il y a au moins deux choses qui sont importantes, L'État est actionnaire et vigilant (...).

Dassault, c'est bien sûr Dassault Aviation, ce sont les Rafale, mais c'est en même temps une partie concédée dans le groupe Thales et en même temps Naval Group. Donc ce que veulent les héritiers ne pourra pas se faire sans ce que souhaite l'État. Cette entreprise, dans ses actifs, n'aurait aucune valeur s'il n'y avait pas le soutien déterminant de l'État français."

Et à quoi ressemblera Dassault à l'avenir ?

"L'avion de combat futur ne sera pas la résultante de la seule maison Dassault, c'est histoire est finie. De même qu'à l'avenir Dassault ne sera plus seul sur les avions de combat qui seront aussi des drones Quant à l'aviation civile, il aura certainement des remises en cause (...) parce la concurrence est forte et que la demande s'est atténuée."

Propos recueillis par Christophe Garach

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