Le projet de la Surf Academy, à Fréjus, a du plomb dans la planche. Mardi, la sous-préfecture de Draguignan, dans le Var, a envoyé un document au maire FN David Rachline. Elle remet en cause l'installation de ce parc d'attraction sur une base nature de Fréjus. Comme indiqué sur le site internet de la ville, la Surf Academy est un concept "saisonnier" qui six mois par an, doit proposer "une initiation au surf, avec un espace de détente et de loisirs". Le 7 mars, le conseil municipal validait une convention avec une société privée pour créer ce parc. Coup du projet, 4,6 millions d'euros. Fin avril, Mediapart révélait que la société chargée de la mise en place du parc, la "Surf Academy Poseidonis", était basée à Hong Kong et dirigée par un ancien néonazi. Finalement la sous-préfecture a tranché. Elle estime que la société "ne dispose d'aucune existence légale et ne peut, de ce fait, conclure une convention avec la commune". Elle indique aussi que "la ville de Fréjus ne peut utiliser ce site que ponctuellement" et "qu'il n'est pas possible d'installer sur la base nature un centre de loisirs". La convention du 7 mars est ainsi jugée irrégulière. Cela semble bien compromis de surfer à Fréjus cet été.

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