La nuit s'annonce longue à la COP21. Un nouveau projet d'accord sur le climat est entre les mains des négociateurs des 195 pays réunis au Bourget. 'Le texte s'efforce de refléter les compromis naissants' souligne Laurent Fabius, le président de la conférence.

Voici le nouveau texte soumis aux 196 Parties https://t.co/IsSqZtmPE8 #COP21 pic.twitter.com/qXzmK2bnjw- COP21 - Paris 2015 (@COP21) 9 Décembre 2015

Un texte ramené de 43 à 29 pages mais qui ne règle toujours pas les trois principaux points au coeur de la négociation : la modulation des efforts demandé aux pays selon leur niveau de développement, les questions financières, et l'objectif chiffré du réchauffement climatique.

Cadeau ! L'analyse du nouveau texte d'accord #COP21 par la fondationhulot est ici -> https://t.co/3EV0FadDt1- Matthieu ORPHELIN (M_Orphelin) 9 Décembre 2015

'Tout l'objet des prochaines heures : conserver les options fortes et les renforcer.' dit pierrecannet de wwffrance #COP21 #direct- Réseau Action Climat (@RACFrance) 9 Décembre 2015

Pas question de revoir nos ambitions à la baisse a cependant plaidé le secrétaire d'Etat américain John Kerry : 'Nous sommes déterminés à réussir ici, à Paris. Au cours de ma vie publique, je n'ai jamais vu 140 chefs de gouvernement venir à Paris le même jour pour exprimer clairement leur engagement personnel en faveur d'un accord mondial. Ils le savent et ils le disent clairement dans leurs déclarations ici : nous sommes arrivés à un moment critique. Nous sommes en train d'assister à un élan en vu d'un accord qui n'a jamais existé auparavant.'

John Kerry n'est pas le seul à mettre la pression sur les négociations. A Paris, des militants écologistes manifestent devant le siège du géant de l'agro-alimentaire Danone. Ils protestent contre les 'multinationales climaticides', qui font, selon eux, du lobbying à la COP21.

Devant le Louvre, d'autres manifestants dénoncent le parrainage du musée par deux compagnies pétrolières, Total et Eni. L'accord de Paris doit donner un coup d'accélérateur au développement des énergies renouvelables et à l'abandon progressif des énergies fossiles.

'S'il n'y a pas d'argent, pas de vision à long terme, pas de mécanismes qui vont obliger les Etats à revoir à la hausse leurs ambitions, autant dire que cet accord ne servira à rien', a lancé Jean-François Julliard de Greenpeace.

'Si le secteur fossile peut se dire satisfait du nouveau texte, je ne peux pas l'être', explique jfjulliard pic.twitter.com/oE3Oyfqmst- Greenpeace France (greenpeacefr) 9 Décembre 2015

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