Au lendemain de l'attentat manqué sur les Champs-Elysées, quatre membres de la famille de l'assaillant ont été placés en garde à vue.

Les enquêteurs tentent de comprendre quel était le réel projet d'Adam Dzaziri car des bonbonnes de gaz ainsi que des fusils d'assaut ont été trouvés dans son véhicule.

Ce Français de 31ans est mort après avoir foncé contre un fourgon de gendarmes mobiles ce lundi après-midi sur les Champs-Elysées.

L'attaque n'a pas fait d'autres victimes.

Adam Dzaziri était 'fiché S' par les services de renseignements français pour son islamisme radical. Il disposait néanmoins d'une autorisation de port d'armes pour la pratique de tir sportif. Une incohérence dont 'personne ne peut se satisfaire' a déclaré ce mardi matin Edouard Philippe, le Premier ministre français.'Ce que je sais à ce stade, c'est que la première autorisation de détention d'armes a été donnée avant le signalement de cet individu (...) Et au moment où l'autorisation a été donnée, il n'y avait aucun antécédent judiciaire qui aurait justifié une décision de ne pas autoriser la détention d'armes', a indiqué Edouard Philippe.

Cette attaque est la troisième visant des forces de l'ordre en moins de deux mois dans la capitale française. Le 20 avril un policier avait été assassiné par un jihadiste, déjà à deux pas du Rond-Point des Champs-Elysées. Début juin, un autre policier avait été agressé à coups de marteau sur le parvis de Notre-Dame-de-Paris. L'attaque s'est également déroulée deux jours avant la présentation en conseil des ministres d'une nouvelle loi antiterroriste. Ce projet de loi vise à sortir la France de l'état d'urgence, un régime d'exception mis en place au soir des attentats du 13 novembre 2015. Il arrive à échéance le 15 juillet et le gouvernement souhaite le prolonger une dernière fois jusqu'au 1er novembre. Les défenseurs des libertés publiques redoutent que le texte ne fasse entrer l'état d'urgence dans le droit commun. L'objectif : garantir l'équilibre entre la sécurité des Français et la protection de ce que nous sommes, un pays de libertés. #BourdinDirect- Edouard Philippe (@EPhilippePM) June 20, 2017 Selon l'avant-projet publié par le journal Le Monde, l'exécutif entendrait confier de manière permanente aux préfets et au ministre de l'Intérieur le pouvoir d'assigner des individus dans un 'périmètre géographique déterminé', et de perquisitionner de jour comme de nuit. Or, ces deux mesures sont, jusqu'ici, indissociables de l'état d'urgence. Les représentants de l'Etat pourraient aussi interdire des lieux de culte, exploiter des téléphones ou ordinateurs, ordonner fouilles et palpations, et placer des individus sous bracelet électronique, 'aux seules fins de prévenir un acte de terrorisme'. Les attentats en France ont fait 239 morts depuis janvier 2015.

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