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Publié le 02/03/2018

Brexit : Theresa May admet quelques concessions

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Alors que Big Ben est sous la neige, Theresa May, elle, est toujours dans la tourmente du Brexit...

Après avoir reçu Donald Tusk , le président du Conseil européen, la Première ministre britannique s'est prononcée ce vendredi sur les grandes lignes des futures relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Un discours très attendu dans un contexte de tensions au sein de son propre gouvernement, mais aussi avec Bruxelles qui ne partage pas forcément la même vision.

" Nous devons accepter le fait qu'il s'agisse d'une négociation et que, par définition, aucun de nous ne peut obtenir exactement ce qu'il veut. Mais je suis confiante, nous allons parvenir à un accord ", a déclaré la Première ministre.

" Le Royaume-Uni et l'Union européenne veulent respectivement garder un accès au marché de l'autre. Nous voulons que la concurrence entre nous soit juste et ouverte. Et nous voulons des moyens fiables et transparents afin de respecter nos engagements et de résoudre les disputes. (...) Donc mon message pour nos amis européens est clair : nous savons ce que nous voulons. Nous comprenons vos valeurs. Nous avons un intérêt commun à ce que cela se passe bien. Alors allons-y ! "

Un accord commercial "le plus large possible"

Pour son troisième grand discours sur le Brexit , Theresa May se devait d'être plus concrète que d'habitude. D'un point de vue économique, elle a martelé qu'elle n'accepterait pas le modèle canadien, qui est un accord de libre-échange supprimant la plupart des barrières douanières, ni celui de la Norvège, membre du marché unique. La Première ministre réclame un " accord le plus large possible ".

Elle a admis que le Royaume-Uni avait intérêt à rester parmi certaines grandes agences européennes, notamment dans le domaine médical, et que les Britannique devront respecter les règles européennes et participer financièrement. Mais elle a, dans le même temps, réaffirmer la souveraineté parlementaire britannique, qui laisse toujours la possibilité de rejeter certaines lois.

Un point sur lequel la cheffe de l'exécutif s'est montré intransigeante : elle refuse la mise en place de toute frontière "dure" qui viendrait séparer la République d'Irlande (au sud) de l'Irlande du Nord .

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