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Le premier débat entre les candidats à la présidentielle du mois d'octobre a eu lieu hier soir à la télévision brésilienne.

Sur les treize hommes et femmes qui briguent l'investiture suprême, huit ont échangé verbalement pendant plus de trois heures.

L'un des plus véhéments fut le candidat de l'extrême-droite, Jair Bolsonaro, un nostalgique de la dictature militaire.

Jair Bolsonaro, candidat de l'extrême-droite : "Montrons au peuple que nous mettrons toujours le Brésil d'abord. C'est ce que nous ferons, au nom de Dieu qui nous guidera pour résoudre les problèmes de la meilleure manière possible. Parce que le pays ne peut pas avoir un autre mandat avec le Parti des travailleurs et le Parti de la social-démocratie brésilienne."

Favori des sondages, mais empêché de se présenter puisqu'il purge une peine de 12 ans et un mois de prison pour corruption et blanchiment d'argent, l'ex-chef de l'Etat Lula était le grand absent de ce débat.

Sa formation politique en a donc organisé un autre, diffusé sur les réseaux sociaux, et l'un de ses proches Fernando Haddad a lu une déclaration de Lula.

Fernando Haddad, ancien maire de Sao Paulo (lisant une lettre de Lula) : "La décision de m'exclure du débat présidentiel à la télévision viole les droits du peuple brésilien et les droits des autres candidats à débattre de mes propositions ou même à me critiquer en me regardant dans les yeux. Et cela viole aussi mon droit à leur répondre."

Lula voulait participer au grand débat télévisé par visioconférence, mais une juge a rejeté sa demande. Son parti avait ensuite demandé, en vain, qu'une chaise vide soit installée sur le plateau pour symboliser son absence.

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