L'Indonésie, la Thaïlande et la Malaisie ont été interpellées par l'ONU ce mardi sur le sort des boat people. Le Haut-Commissariat aux réfugiés et l'Office international des migrations ont exhorté les trois pays à ne plus refouler les clandestins vers le large, mais d'unir leurs forces pour leur venir en aide.

' Nous sommes confrontés à un nombre record de gens contraints à migrer à l'échelle mondiale, et par conséquent, à un nombre record de gens contraints à traverser les mers, un très grand nombre de migrants. Nous devons concentrer nos efforts dans le but précis de sauver des vies, et de mettre un dispositif adapté en place pour accueillir les gens quand ils débarquent et aux autres stades de leur périple, ' a martelé Adrian Edwards, porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux réfugiés

Combats à mort

Les Nations Unies estiment qu'environ 4.000 hommes, femmes et enfants originaires du Myanmar et du Bangladesh ont été abandonnés au large par leurs passeurs. Certains seraient à la dérive depuis 40 jours.

A ce stade, environ 3.000 clandestins, des Bangladais et des Rohingyas, cette minorité musulmane persécutée en Birmanie, auraient atteint les côtes de l'Asie du Sud-Est. Les survivants font état de batailles meurtrières à coups de couteau et de machettes entre les deux communautés pour l'accès aux vivres à bord. Une centaine de personnes auraient été tuées dans ces combats à mort.

Les Philippines à la rescousse

Ce mardi, les Philippines se sont dites prêtes à venir en aide à ces migrants et à les accueillir sur leur sol, comme elles l'avaient fait dans les années 70 pour les boat people vietnamiens. A l'époque, environ 400.000 réfugiés vietnamiens avaient été hébergés dans des camps philippins avant d'être transférés dans d'autres pays.

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