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Publié le 19/04/2018

Arménie : une nouvelle "révolution de velours" ?

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" L'Arménie sans Serge ! " : un cri répété inlassablement par les manifestants depuis vendredi dernier.

La contestation s'amplifie pour protester contre la nomination de l'ex-président Serge Sarkissian au poste de premier ministre. L'opposition dénonce une confiscation du pouvoir , le chef de l'État étant aux commandes de l'exécutif depuis dix ans.

La nuit dernière, quelque 16 000 personnes se sont rassemblées dans les rues de la capitale. Une campagne de désobéissance civile appelle à prolonger la contestation.

" Les étudiants prennent vraiment conscience qu'il s'agit d'une protestation importante. Elle représente un combat pour leurs droits et leurs libertés ", souligne l'un des manifestants.

Un autre opposant dénonce une disproportion du dispositif policier :

" La police fait une démonstration de force excessive pour tenter de contrôler les manifestants. Une grenade a explosé juste à côté de moi et m'a blessée à la jambe, c'est inacceptable ! Cela montre encore une fois que les policiers seraient capable de tuer des gens. "

L'accès à plusieurs bâtiments gouvernementaux a été bloqué par les forces de l'ordre qui poursuivent les arrestations des manifestants. D'autres rassemblements ont été organisés dans deux villes du nord du pays, Gyumri et Vanadzor.

" Je proclame aujourd'hui le début d'une révolution pacifique de Velours en Arménie ", a déclaré le leader de l'opposition Nikol Pachinian, en référence à la protestation qui avait contribué à la chute du parti communiste en Tchécoslovaquie en 1989.

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