Les menaces de Matteo Salvini ont donc été mises à exécution : pas question, pour le nouveau ministre de l'Intérieur italien, d'ouvrir les ports du pays aux migrants. Alors que Malte et l'Italie se renvoient désormais la balle et refusent d'accueillir l'Aquarius , un nouveau bateau risque de se retrouver en souffrance au milieu de la Méditerranée : Le Sea Watch , un navire affrété par une ONG allemande, qui se trouve au large de la Libye en pleines opérations de sauvetage de migrants.

#Chiudamoiporti ("fermons les ports"), c'est le hashtag repris en choeur par les populistes italiens. Les autorités maltaises, de leur côté, promettent, malgré leur refus d'accueillir l'Aquarius, qu'elles vont continuer les opérations médicales d'urgence.

Le Haut Commissariat aux Nations Unies pour les réfugiés à appelé les gouvernements à ouvrir leurs ports pour accueillir ces migrants, mais l'urgence devrait vite se faire sentir : Il y a à bord du bateau sept femmes enceintes et une dizaine de bébés.

Plusieurs maires italiens, dont ceux de Naples ou de Palerme, en Sicile, ont fait savoir dès hier qu'ils acceptaient de laisser débarquer chez eux les centaines de personnes secourues ce weekend.

Mais sans l'accord de Rome, le bateau reste bloqué pour l'instant en mer. Une situation explosive que les capitales européennes suivent désormais de très près.

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