L'Aquarius effectue depuis vendredi 29 juin 2018 une escale technique de quatre jours dans le port de Marseille (France), après avoir débarqué à Valence (Espagne) les 630 personnes qu'il a secourues en mer Méditerranée. Ce bateau symbolise à lui seul la crise politique que connaît actuellement l'Union européenne (UE), en raison de l'incapacité des Etats membres à s'accorder sur l'accueil, ou non, de migrants.

"Nous avons envoyé un message clair à tous les navires, y compris ceux d'ONG opérant en Méditerranée : ils doivent respecter la loi et ils ne doivent pas faire obstacle aux opérations des garde-côtes libyens", a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk, vendredi 29 juin, à Bruxelles, en conclusion d'un sommet difficile, tant les positions des uns et des autres ont été irréconciliables.

Les chefs d'Etat et de gouvernement se sont, ainsi, péniblement mis d'accord sur la création de "plateformes de débarquement" de migrants en dehors de l'UE, pour les dissuader de tenter la traversée. Pour ceux secourus en mer, des "centres contrôlés" seront mis en place par les pays "sur une base volontaire". Mais la formulation est tellement imprécise qu'elle a déjà conduit à des interprétations divergentes.

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