Les administrateurs du groupe Air France KLM devrait élire ce jeudi leur nouvel patron : Benjamin Smith, un Canadien de 46 ans.

Bruno Le Maire a d'ores et déjà annoncé que "le représentant de l'Etat votera en faveur de cette nomination." Selon le ministre de l'Economie, Benjamin Smith a un "excellent profil".

La nomination d'un étranger est une révolution pour le groupe. Depuis sa création, il a toujours été dirigé par un Français.

Son profil a séduit. Ancien numéro 2 d'Air Canada, il a éviter au groupe la faillite, a développé une compagnie low cost et pris en main des pourparlers avec des syndicats du groupe. Une expérience qui a un prix : Benjamin Smith aurait négocié un salaire de 3,3 millions d'euros par an.

Ce salaire est trois fois plus élevé que celui de son prédécesseur, Jean-Marc Janaillac. Il avait claqué la porte en mai dernier, après le rejet par une majorité de salariés du projet d'accord soumis à référendum.

Benjamin Smith en terrain miné

Pour les syndicats d'Air France, son salaire est trop élevé. Ils réclament un dirigeant français. Selon eux, la candidature de Benjamin Smith aurait été poussée par un groupe industriel concurrent. L'intersyndicale avait soutenu la candidature de deux Français.

Les chantiers qui l'attendent sont colossaux : relancer la compétitivité d'Air France mais surtout, rétablir un dialogue social complètement rompu.

La tâche sera très difficile. L'intersyndicale de l'entreprise a déjà menacé de relancer des grèves en septembre si les négociations salariales ne reprennent pas.

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