La Russie droite dans ses bottes dans l'affaire Skripal. Un mois après l'empoisonnement de l'ex-agent russe et de sa fille sur le sol britannique, Moscou maintient mordicus n'être pour rien dans cette attaque au gaz innervant.

Alors qu'une dernière vague de diplomates expulsés des pays occidentaux regagnait la Russie, le ministre des Affaires étrangères a étoffé son argumentation.

"Beaucoup disent que la situation est pire que ce qu'elle était durant la Guerre froide, parce qu'à l'époque il y avait certaines règles qui étaient respectées", a martelé Sergueï Lavrov dans une conférence de presse. Et le ministre de retourner l'accusation contre le Royaume-Uni.

"Il existe d'autres explications à cet empoisonnement d'après certains experts, selon lesquels cela pouvait être dans l'intérêt des services spéciaux britanniques, qui sont connus pour leur capacité à agir avec permis de tuer. Cela pouvait aussi être dans l'intérêt du gouvernement britannique, qui s'est trouvé dans une position inconfortable en étant dans l'incapacité de remplir ses promesses faites aux électeurs sur les conditions du Brexit."

Le Royaume-Uni, auquel les Etats-Unis et bien d'autres pays ont emboîté le pas, tient la Russie pour responsable de l'attaque du 4 mars. Les Russes répondent qu'ils n'avaient aucun intérêt à empoisonner l'ancien agent double alors qu'il avait fait en 2010 l'objet d'un échange de prisonniers.

Publicité
Publicité

Contenus sponsorisés