C'est à coup de missiles et de barils d'explosifs que le régime syrien et ses alliés russes ont bombardé tout le week-end la province rebelle d'Idleb. Des hélicoptères de Damas ont lâché plus de 60 barils d'explosifs sur une localité du sud de la province, tuant au moins deux enfants et blessant 6 autres personnes selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Les avions bombadiers russes ont mené près de 70 frappes sur la province en 48 heures. Au total, une dizaine de personnes auraient été tuées. Les bombardements de samedi sont considérés comme les plus intenses depuis un mois par l'OSDH.

Ces opérations aériennes interviennent après l'échec, vendredi, d'un sommet tripartite entre la Russie et l'Iran d'un côté qui soutiennent le régime de Bachar al-Assad, et la Turquie, marraine des rebelles, pour tenter d'éviter un assaut terrestre des forces de Damas sur Idleb.

Une offensive militaire massive pourrait mener à une nouvelle catastrophe humanitaire, au déplacement de près de 800 000 personnes. Et la Turquie ne veut pas d'un nouvel afflux de réfugiés alors qu'elle accueille déjà trois millions de Syriens. Ankara a prévenu : si offensive et déplacements de population il y avaient, cela affecterait toute l'Europe.

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