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Publié le 22/03/2018

2 ans après les attentats de Bruxelles

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Cela fait 2 ans jour pour jour que les terroristes frappaient la capitale européenne. Peu avant 8h, deux djihadistes se font exploser dans le hall de l'aéroport de Bruxelles. Philippe Vandenberghe était parmi les premiers employés de l'aéroport à intervenir.

"C'était une scène de guerre", raconte-t-il. "J'ai vu le terroriste, il était complètement brûlé, j'ai vu le centre de l'explosion. En fait, j'étais concentré sur ce que je devais faire pour aider les gens. Je me suis juste concentré là-dessus pour oublier l'horreur de la scène".

Le 22 mars 2016, 32 personnes ont perdu la vie. L'une d'elle, une femme, est morte dans les bras de Philippe alors qu'il tentait de la sauver. "Je sais que c'était impossible de lui sauver la vie. J'ai fait de mon mieux mais elle se vidait de son sang, c'était horrible".

Pour les personnes touchées par les attaques de l'aéroport et du métro, la douleur est encore tenace. Mais cette peine se mélange à la colère et à la frustration. Deux ans après, les autorités belges sont toujours critiquées pour le manque de reconnaissance des victimes.

Myriam Gueuning fait partie des victimes de l'aéroport. Elle se bat pour obtenir cette reconnaissance. "On se sent abandonné et je pense que pour pouvoir reprendre une vie normale, il faut être reconnu dans son statut de victime", affirme Myriam Gueuning, de l'association de victimes V-Europe. "Notre association représente environ 200 victimes et croyez-moi, on l'aura cette reconnaissance".

Une loi sur le statut national de victime est en préparation, son entrée en vigueur se fait toujours attendre.

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