Kubrick par Kubrick, ce soir sur Arte, brosse un portrait inédit et intrigant du réalisateur le plus génial et le plus mystérieux du XXème siècle. Qui nous ouvre les portes de son intimité et de son cinéma. Passionnant.

Stanley Kubrick, disparu il y a un peu plus de vingt ans ans dans son sommeil, n'a tourné que 13 films en quarante ans, Mais quels films ! A chaque fois, il a réinventé le genre auquel il s'attelait : le péplum (Spartacus), l'horreur (Shining), les violences urbaines (Orange Mécanique), la guerre (Full Metal Jacket) le film en costumes (Barry Lyndon). A la question : -pourquoi faîtes-vous des films ? il répondait que c'était aussi complexe et intime que d'expliquer pourquoi il avait épousé sa femme.

L'obsession du réalisme

Ancien photographe pour le magazine américain Look, Kubrick passait par l'image pour créer son univers cinématographique. Pour Barry Lyndon, diffusé ce soir en première partie de soirée, il a compulsé des milliers d'ouvrages et de peintures du XVIIIème siècle et décidé pour plus de réalisme, d'éclairer les scènes d'intérieur à la bougie. Avant de s'attaque à Full Metal Jacket, il a lu tout ce qui existait sur la guerre du Vietnam pendant deux ans de recherches intensives. Cette longue phase de préparation, le cinéaste l'assimilait à un travail de détective, accumulant les informations qui devenaient autant d'indices sur la réalité qu'il explorait.

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Quand Malcolm McDowell évoque Orange mécanique, il confie avoir souffert physiquement. Pendant les sept longs mois du tournage, il a eu les côtes enfoncées, de égratignures sur les cornées (pendant la séquence culte où on lui...