Considéré comme un grand classique du cinéma, le péplum Spartacus, diffusé ce soir sur Arte, avec a pourtant connu une gestation difficile.

En janvier 1958, Kirk Douglas est furieux. Vexé de ne pas avoir été choisi pour interpréter Ben-Hur, un rôle attribué Charlton Heston, il décide de s’offrir "son" péplum. Par le biais de sa société de production Bryna (le prénom de sa mère), la star des Vikings a acquis les droits du roman Spartacus. Douglas rêve de porter à l’écran ce livre qui s'inspire de faits historiques et d’incarner ce personnage de l’Antiquité, dont le nom est resté le symbole de tous les combats pour la liberté. Un Thrace fier et rebelle, évadé d’une école de gladiateurs, qui conduit la révolte d’une armée d’esclaves contre Rome en 73 avant J.-C. Pour l’écriture du script, l’acteur-producteur se tourne vers Dalton Trumbo, un scénariste figurant sur la "liste noire" de Hollywood. Victime du maccarthysme, ce dernier est soumis par la commission des activités anti-américaines à une interdiction de travailler dans le cinéma depuis dix ans, en raison de ses sympathies communistes. Bien que blacklisté par les studios, il continue pourtant à rédiger des scénarios sous divers pseudonymes. Il collabora dans le plus grand secret à Spartacus sous le nom de Sam Jackson. Démocrate engagé, le courageux Kirk Douglas protégea Trumbo durant cette période.

Un tournage qui se transforme en arène

Le 27 janvier 1959, le comédien commence à tourner cette superproduction de douze millions de dollars dans la vallée de la Mort, en Californie, sous la direction...

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