Après la sortie du titre Casser la voix en 1989, des fans inconditionnelles crient leur amour à Patrick Bruel. Médiatisation, caricatures moqueuses, jalousies…, les dommages collatéraux vont affecter l'artiste.
Patrick Bruel , le concert événement (TF1) : retour sur la Bruelmania qui lui a empoisonné la vie

Cet automne 2019, Patrick Bruel enchaîne les concerts d'une tournée triomphale initiée en février, tourne des films Le meilleur reste à venir et s'occupe de ses fils, Oscar et Léon et évite à tout prix d'évoquer dans la presse les accusations de plusieurs femmes. Bref, l'as du poker de renommée internationale ne manque pas d'atouts, vit à 100 à l'heure, et cela fait trente ans que ça dure !

Trente ans, c'est-à-dire depuis la sortie de son deuxième album studio Alors regarde, en 1989, qui renferme une collection de tubes. Casser la voix, Place des grands hommes, J'te l'dis quand même, notamment, lui assurent, l'année suivante, des salles de concert pleines à craquer, majoritairement de jeunes filles énamourées qui reprennent en chœur "J'te l'dis quand même… je t'aime." Un message intime adressé à leur idole, beau gosse de 30 ans, qu'elles appellent familièrement "Patriiick".

Un phénomène de société pour les médias

Celui qui a alors aussi une douzaine de films à son actif connaît cette année-là la consécration musicale tant espérée. Casser la voix est en effet une chanson emplie de désespoir, qu'il a écrite à la sortie d'un concert d'Alain Bashung aux Francofolies de La Rochelle après avoir erré seul, la nuit, dans les rues. Il se demande alors si, lui aussi, vivra un jour un tel succès sur scène…

La réponse ne se fait pas attendre. Pour décrire l'ambiance survoltée qui règne durant ses shows, les médias évoquent un...