Oies du Gers, picole, bonne bouffe, trésor caché et changement d'identité : Etienne Chatiliez frappe fort avec Le bonheur est dans le pré, ce soir sur C8. Une comédie campagnarde servie par des dialogues aux petits oignons.
Le bonheur est dans le pré (C8) : Les dessous d'une comédie culte

Pour son troisième film, Etienne Chatiliez s'est inspiré d’une jolie ballade du poète Paul Fort : « Le bonheur est dans le pré, cours-y vite, cours-y vite ! Le bonheur est dans le pré, cours-y vite, il va filer. » Le film prouve d'ailleurs avec beaucoup d'humour que la campagne c'est bien mieux que la ville !… et que «Le fois gras, c'est pas gras !»

Inspiré d'une émission de télé-réalité

Le titre du film est directement inspiré de l'émission de télé-réalité à succès diffusée sur M6, L'amour est dans le pré, dans laquelle des agriculteurs cherchent l'âme sœur. Le héros du Bonheur est dans le pré est patron d'une petite entreprise de wc à Dole. Francis Bergeade (Michel Serrault) doit supporter un contrôle fiscal, la révolte de ses ouvrières qu'il a menacées de licenciement, les caprices onéreux de sa femme Nicole (Sabine Azéma, hilarante en bourgeoise de province hystérique), et de sa fille Géraldine, bien décidée à se marier en grande pompe. Suite à un malaise vagal, il décide, pour échapper à tous ses ennuis, de profiter de sa ressemblance avec un « Porté disparu » pour se faire une nouvelle vie auprès d'une fermière (Carmen Maura) qui élève des canards dans le Gers. Son ami Gérard (Eddy Mitchell), garagiste et bon vivant, qui s'inquiète pour lui et ne cesse de lui demander : «Ça va, lapin ?» va l'aider à changer de vie.

Carmet et Depardieu pressentis

Au départ, c’est Jean Carmet qui devait incarner le...