Actuellement disponible sur Salto, La Belle et la Bête version Christophe Gans est une relecture ambitieuse et très esthétique du célèbre conte. Nous vous en dévoilons les coulisses.
La Belle et la Bête (Salto) : comment Christophe Gans a revisité ce conte mythique

Il fallait au moins un cinéaste avec une vision claire et une générosité débordante pour s'attaquer au célèbre conte de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve. En 2012, six ans après son dernier film, une inégale adaptation du jeu vidéo Silent Hill, Christophe Gans livrait sa version de La Belle et la Bête, après de nombreux projets avortés. Grand amateur de fantastique, le cinéaste français avait déjà donné avec brio dans l’aventure animalière avec Le Pacte des loups (2001), immense succès à sa sortie (plus de 5 millions d'entrées) et film hybride, resté comme un prototype quasi unique de blockbuster tricolore. Avant le dessin animé Disney, la comédie musicale et la série télévisée, La Belle et la Bête avait déjà été magnifiquement adapté au cinéma dans le film poético-surréaliste de Jean Cocteau avec Jean Marais. De manière décomplexée, Gans choisit de s’émanciper de Cocteau et d’affronter l’auteur d’Orphée sur le terrain du merveilleux avec cette nouvelle transposition du conte féerique.

L’histoire est, de fait, moins condensée. Elle intègre davantage de péripéties et de personnages. Et surtout, Gans lève enfin le voile sur l’origine du sortilège responsable de la métamorphose d’un prince en Bête, condamnée à vivre recluse dans son château (le bel épisode de la biche dorée). Mais dans cette relecture, c’est aussi l’histoire de la transformation d’une jeune fille en femme qui intéresse le cinéaste....

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