Ce lundi soir, Arte diffuse l'un des films les plus réalistes jamais conçus sur la guerre, La 317e section de Pierre Schoendoerffer. Retour sur un tournage hors du commun.
La 317e section (Arte) : un tournage très éprouvant pour Bruno Cremer et Jacques Perrin

Rarement un homme aura témoigné avec autant d'acuité des horreurs de la guerre que Pierre Schoendoerffer. Pupille de la nation (son père est mort des suites de la Seconde Guerre Mondiale), il s'engage en 1950 et intègre le Service cinématographique des armées. Il part en Indochine deux ans plus tard, où il y filme la guerre, jusqu'à la chute de la bataille de Diên Biên Phu en 1954. Là-bas, il rencontre son opérateur Raoul Coutard, futur directeur de la photographie de Jean-Luc Godard (À bout de souffle, Le Mépris) et François Truffaut (Jules et Jim). Démobilisé en 1955, Pierre Schoendoerffer devient photographe de guerre mais son envie viscérale est de devenir cinéaste. Il rencontre l'écrivain Joseph Kessel en Birmanie. Celui-ci lui propose de seconder le réalisateur Jacques Dupont sur un film que l'auteur vient de scénariser, La passe du diable. Convaincu par l'expérience, Schoendoerffer réalise deux autres films, Ramuntcho et Pêcheur d'Islande.

Au début des années 60, il s'attelle à l'écriture d'un roman relatant le repli de la 317e section les jours précédant la chute de Dien Bien Phu. Le livre sort en 1963 et il est salué par la critique pour son portrait réaliste de la guerre d'Indochine. Le producteur Georges de Beauregard propose à Schoendoerffer de l'adapter pour le cinéma. Pour apporter un maximum de véracité au projet, le réalisateur s'entoure d'une équipe de vétérans qu'il a côtoyé au front et d'anciens reporters de...

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