Un rapport publié mercredi par l'association Pen America accuse les producteurs hollywoodiens de se censurer afin de plaire au marché chinois.
Hollywood : un rapport accuse le cinéma américain de s'auto-censurer pour séduire la Chine

Depuis plusieurs années, la Chine est devenue un des marchés privilégiés du cinéma américain. Sa population de 1,3 milliard d'habitants et son très important circuit de salles en font un terrain de jeu très appétissant pour les superproductions hollywoodiennes, même si celles-ci doivent d'abord passer au tamis du redoutable comité de censure chinois. C'est justement ce système que dénonce aujourd'hui un rapport de l'association de défense de la liberté d'expression Pen America. Selon ce document, les studios ont une tendance de plus en plus nette à l'auto-censure, afin de plaire au marché chinois. Le rapport prend pour exemple la suppression d'un drapeau taïwanais sur le blouson de Tom Cruise dans Top Gun : Maverick (co-produit avec le géant chinois des services internet, TenCent) ou à l'abandon de l'idée de la Chine comme source d'un virus zombie dans le film World War Z.

Richard Gere dans le viseur

L'influence de la Chine sur les blockbusters serait encore plus pernicieuse. Pour ne pas froisser Pékin, les scénaristes éviteraient d'aborder certains sujets sensibles, comme le Tibet, Taïwan ou Hong-Kong et de montrer des personnages appartenant ouvertement à la communauté LGBTQ. L'acteur Richard Gere en a fait les frais : selon la star de Pretty Woman, ses positions engagées défendant le Tibet face à l'ingérence chinoise ont pénalisé sa carrière. Le rapport de Pen America va jusqu'à révéler que certains producteurs inviteraient carrément...

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