Dans un billet publié dans La Croix, l'infectiologue Karine Lacombe s'inquiète des conséquences directes et à long terme du coronavirus et réclame que la France rejoigne le mouvement européen #ZéroCovid. Celui-ci passe par un ensemble de mesures contraignantes et une vaccination de masse.
Face au Covid, Karine Lacombe regrette que l'on privilégie "l'économique par rapport au sanitaire"

Elle est une voix qui porte dans l'espace médiatique depuis près d'un an. Inconnue du grand public avant que la crise du Covid-19 ne fasse vaciller le monde, Karine Lacombe n'en reste pas moins une pointure du milieu médical. Cheffe du service infectiologie à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris, la quinquagénaire cristallise bien malgré elle la fracture entre les Français. Si elle est très écoutée par ceux terrorisés par les effets et les conséquences d'un virus qu'on ne maîtrise pas pleinement, la spécialiste fait aussi l'objet de réticences de la part des complotistes et des pro-Didier Raoult. Ainsi a-t-elle été insultée et menacée de mort après avoir insisté sur l'inefficacité du traitement promu par le professeur marseillais à base d'hydroxychloroquine. D'autres lui reprochent son omniprésence sur les plateaux de télévision, voire son ton moralisateur et trop alarmiste. Il y a quelques jours, l'animateur de CNews, Pascal Praud, ne lui tressait point de couronnes dans son émission L'Heure des Pros. Elle n'hésite pas à prendre la parole, alors que le débat reste vif entre les scientifiques sur l'importance de confiner ou non le pays.

Peu importe. Karine Lacombe poursuit sa mission d'information et de sensibilisation, sans déroger à un principe : l'enjeu sanitaire doit prévaloir sur les préoccupations économiques. Elle réitère cette philosophie, ce mardi 23 février, dans une tribune publiée sur le site de La Croix. Femme de terrain...

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