En 1952, Gene Kelly et Stanley Donen signent l'une des plus grandes comédies musicales de tous les temps, doublée d'un hymne au 7e art, drôle et virtuose à la fois.

Chantons sous la pluie (Arte) : Gene Kelly tyrannique, les coulisses d'un tournage compliqué

Inspirée d’une histoire vraie

En 1951, le tandem Gene Kelly-Stanley Donen, qui s’est illustré avec Un jour à New York, se rend à la MGM, le célèbre studio au lion rugissant, pour un rendez-vous avec Arthur Freed, le grand manitou des films musicaux. "Et si nous faisions une comédie en nous inspirant d’un vieux film de Jean Harlow ?", lance ce dernier. Et le trio d’imaginer alors une romance dans les coulisses de Hollywood à l’heure du passage au cinéma parlant. Soit Don Lockwood, alias Gene Kelly, star du muet, qui crée un subterfuge pour faire doubler sa partenaire attitrée, dont le physique avantageux ne saurait désormais faire oublier une voix de crécelle. Kathy (Debbie Reynolds), une ingénue à la voix d’or, est engagée pour jouer la doublure voix. En 1931, la novice Jean Harlow fut recrutée par le cinéaste et milliardaire Howard Hughes pour remplacer la vedette féminine, au fort accent nordique, dans Les Anges de l’enfer. Une star était née !

Gene Kelly sous pression

L’acteur s’est comporté en tyran avec ses partenaires. Il s’en excusera. Le tournage fut, pour lui aussi, un enfer. Afin de lui laisser faire son film, le patron du studio exigea qu’il le tournât à ses moments perdu

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