Déjà interdit d'exploitation en Russie, Benedetta, le dernier film de Paul Verhoeven porté par Virginie Efira, a provoqué, à New York, des rassemblements.
Benedetta : le film sulfureux de Paul Verhoeven provoque des remous à New York

Avant sa présentation en compétition officielle au dernier Festival de Cannes, le film de Paul Verhoeven, Benedetta, était précédé d'un parfum de scandale. Mais finalement, il n'en fut rien sur la Croisette. A part quelques festivaliers outrés par la manière dont le cinéaste du sulfureux Basic Instinct mélangeait l'idolâtrie religieuse, le sexe lesbien et la violence, le long-métrage porté par Virginie Efira et Daphné Patakia n'avait pas été la déflagration annoncée. Le film, qui pour rappel est inspiré d'un récit historique de la chercheuse américaine Judith C. Brown, et raconte l’histoire d’une nonne exaltée du XVIIe siècle qui passe pour faire des miracles et entretient une relation lesbienne avec une autre sœur, était d'ailleurs sorti dans la foulée dans toutes les salles hexagonales, sans faire grand bruit. Cent-quinze années de laïcité semblent avoir fait leur œuvre dans l'opinion des les mentalités françaises, qui ne s'offusquent plus de grand chose.

Mais il n'est en est pas de même à l'étranger. Ainsi, comme l'annonçait récemment Courrier international, la Russie a décidé de censurer Benedetta. Le ministère russe de la culture a retiré le visa d'exploitation au long-métrage, sans même chercher une justification. Mais l'article, citant le quotidien russe Nezavissimaïa Gazeta, indique que derrière cette censure se cache l'association Sorok Sorokov, qui représente des ultra-orthodoxes. Un lobby qui s'est exercé sur...