Apolline de Malherbe partiale et pas objective lors de son interview de l'avocat controversé Juan Branco en février dernier ? La journaliste de BFMTV est aujourd'hui vivement critiquée par le Conseil de déontologie journalistique.
Apolline de Malherbe visée par le Conseil de déontologie journalistique après son interview de Juan Branco

L'interview de Juan Branco par Apolline de Malherbe dans Bourdin Direct, sur RMC et BFMTV, le lundi 17 février continue de faire polémique. Très en verve, la journaliste y avait mis sur le grill l'avocat pour connaître son rôle dans l'affaire Benjamin Griveaux, peu après la publication d'images privées à caractère sexuel de l'homme politique. Elle avait ensuite conclu l'entretien en suggérant que son invité était un manipulateur, sans lui donner le temps de répondre. Face à cette "forme d'accusation", Juan Branco avait décidé de saisir le CSA. Mais finalement, c'est une autre instance qui a épinglé la journaliste.

Une "absence d'objectivité et d'impartialité" ?

Entre le 17 et le 20 février, 23 personnes ont saisi le Conseil de déontologie journalistique et de médiation au sujet de l'interview de Juan Branco dans Bourdin Direct. Est reproché à Apolline de Malherbe, son "absence d'objectivité et d'impartialité", son "animosité et son agressivité", le "non-respect de la véracité des faits" ainsi que du contradictoire. Certains plaignants considérant que sa conclusion sur le caractère manipulatoire de l'avocat est même "diffamatoire". Après plusieurs mois, le CDJM a finalement livré un premier avis sur ces saisines.

Ce premier avis du Conseil de déontologie journalistique et de médiation est très dur envers Apolline de Malherbe. Si le CDJM estime que "les reproches de manque d’objectivité, d’animosité et d’agressivité" ne sont pas...