Partie il y a neuf ans pour étudier Pluton et la ceinture Kuiper, la sonde New Horizons est enfin sortie de son hibernation à l'approche du confins de notre système solaire.
©NASA

Neuf ans, c’est le temps qu’aura mis la sonde spatiale américaine New Horizons pour rejoindre le fond de notre système solaire. Elle est sortie de son sommeil artificiel samedi 6 décembre, rapporte l’AFP. La sonde doit maintenant s’atteler à l’étude de la planète naine Pluton, de sa lune Charon et de plusieurs objets situés dans la ceinture de Kuiper, ultime vestige de la naissance de notre système solaire, il y a 4,6 milliards d’années.

1873 jours d'hibernation

"New Horizons est en bon état de marche, croissant silencieusement dans les profondeurs de l’espace à plus de quatre milliards de kilomètres de la Terre, mais c’est le moment de se réveiller et de se mettre au travail…", avait annoncé Alice Bowman, responsable de la mission au Laboratoire de physique appliquée de l’université John Hopkins, il y a peu lors d'une conférence de presse.

À lire aussi - Astronomie : une pluie de rencontres étoilées à ne pas manquer en décembre

Après avoir passé près des deux tiers de son voyage en hibernation, soit 1873 jours, le réveil s’est déroulé à 21 heures (heure de Paris), samedi. Étant donné la distance astronomique (5 766 millions de kilomètres) qui sépare la terre de Pluton, le message de confirmation a été reçu quatre heures et 25 minutes après le déclenchement effectif de la sonde. Cette dernière va entamer ses recherches alors que 260 millions de kilomètres la séparent encore la planète naine, présise Le Monde. Elle devrait commencer à travailler à partir du 15 janvier prochain. La sonde sera au plus près de Pluton le 14 juillet.

Les petites prouesses technologiques font les grandes réussites scientifiques

New Horizons a pour mission de recueillir un certain nombre de données sur la géologie de Pluton et de Charon ainsi que d’établir une topographie précise de la surface des deux astres. Pour se faire explique l'AFP, les scientifiques avaient doté la sonde de deux spectromètres à image (infrarouge et ultraviolet), de deux caméras, de deux spectromètres à particules et d’un détecteur de poussière spatiale. Véritable prouesse technologique de l’époque, la sonde ne consomme pas plus d’énergie que deux ampoules de 100 watts.

À lire aussi - Espace : à peine en orbite, une sonde indienne envoie ses premiers clichés de Mars

Une fois l’étude de Pluton et de sa lune terminée, elle devrait s’intéresser à la ceinture de Kuiper et notamment à trois corps célestes détectés par le télescope spatial Hubble. Ils mesurent entre 25 et 55 kilomètres de diamètre et se trouvent à plus d'un milliard et demi de kilomètres de Pluton.

Vidéo sur le même thème - Un coup d‘œil à l’intérieur de la Station spatiale internationale 

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour : 

Vidéo : Décès de l'ancien champion de tennis Peter McNamara