Ce dimanche 18 juillet, c'est le Slovène de 22 ans qui s'est imposé pour son deuxième Tour de France consécutif. Wout van Aert a quant à lui remporté le sprint final devant Jasper Philipsen et Mark Cavendish.
Tour de France 2021 : Tadej Pogacar remporte son deuxième Tour consécutifAFP

Deuxième Tour de France consécutif pour Tadej Pogacar. Le Slovène de 22 ans a parcouru les 3 414 kilomètres du tracé en 82 heures, 56 minutes et 36 secondes, soit une vitesse moyenne de 41,165 km/h. C'est le deuxième Tour le plus rapide de l'histoire après l'édition de 2005. Pour le sprint final sur les Champs-Élysées, c'est Wout van Aert a fait qui a parler sa puissance est est parvenu à s'imposer pour la première fois devant Jasper Philipsen et Mark Cavendish.

Tadej Pogacar a été un vainqueur polémique pour cette année 2021 car accusé par beaucoup de dopage face à sa facilité en montagne et ses chronos impressionnants. Pourtant, le président de l’Union cycliste internationale, David Lappartient, a souhaité nier tout soupçon de dopage. "J’ai les images du vélo de Pogacar et tout est propre selon les résultats de la machine à rayons X [pour détecter un possible moteur]", a-t-il en effet assuré au Guardian."Comme président de l’UCI, j’ai confiance à l’agence internationale antidopage de Lausanne UCI", a en effet rappelé le président de l'UCI. 

 

Une pancarte pour une terrible chute

Les chutes auront marqué cette Grande Boucle 2021 avec 42 abandons au total.  On retiendra notamment celle due à l'inconsciente et dangereuse supportrice et sa désormais tristement célèbre pancarte "Opi-Omi" qui a déséquilibré le coureur allemand Tony Martin et fait au total chuter une cinquantaine de coureurs. La jeune femme de 30 ans a été placée en garde à vue à la suite de cette terrible chute après s'être rendue quelques jours plus tard et une enquête a été ouverte pour "blessures involontaires avec incapacité n'excédant pas trois mois par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence".

 

 

La déception Alaphilippe : "Le stress était permanent"

Julian Alpahilippe ne finira cette année qu'à la 30e place du classement général. Un Tour très décevant pour le Français qui avait revêti le maillot jaune dès la première étape. "Le stress était permanent chez moi pour plusieurs choses. La première: je venais d’être papa, ça change un homme, ça change une vie. Inconsciemment, tu penses à plein de choses" a-t-il expliqué dans les colonnes de L'Équipe. "Il y avait aussi le maillot de champion du monde que je voulais faire briller tout le temps, cette envie de bien faire toujours. Or c’est déjà difficile de gagner sur le Tour, et encore plus avec le maillot, face à une concurrence élevée", a reconnu le grimpeur français.

 

Le classement final du Tour de France : 

 

Tour de France : Alaphilippe recule à la 7e place 

Matej Mohoric s'est imposé ce vendredi 2 juillet dans la 7e étape du Tour de France qui reliait Vierzon au Creusot sur 249,1 kilomètres. C'est la première victoire du coureur Bahrain Victorious sur la Grande Boucle. Il s'agissait de la plus longue étape du Tour de France. Arrivé en quatrième position, le Néerlandais Mathieu van der Poel (Alcepin-Fenix) conforte son maillot jaune.  Mohoric a été très fort sur les pédales et a largement distancé ses derniers compagnons d'échappée (Stuyven, Van Moer) dans le Signal d'Uchon, la côte la plus sévère de cette érape. La déception vient de son compatriote Roglic, qui perd trois minutes sur ses candidats à la victoire finale du Tour et voit ainsi ses chances lourdement hypothéquées. distancé dans cette montée située à l'entrée des 20 derniers kilomètres, n'a pas été attendu par ses équipiers. Il a été distancé dans la montée à 20 kilomètres de l'arrivée. Côté tricolore, malgré le final propice aux puncheurs, Julian Alaphilippe, premier Français au classement général, recule à la 7e place.

  

Julian Alaphilippe en jaune dès la première étape 

Un Français maillot jaune dès la première étape du tour. Le champion du monde français a réalisé le coup parfait ce samedi 26 juin sur la première étape du Tour de France. Il est parvenu à s'emparer du premier maillot jaune du Tour, le 18e de sa carrière. "Faire partie des favoris c'est une chose mais réussir ce que l'on annonce depuis plusieurs jours, c'est une satisfaction", a témoigné le coureur au micro de France Télévisions. Il a ensuite tenu "à remercier (s)es coéquipiers qui ont beaucoup travaillé aujourd'hui". "J'ai été pris dans la première chute, mais je ne me suis pas énervé, je suis resté calme. J'étais vraiment concentré sur cette dernière ascension. Je l'avais dit ce matin au briefing que j'allais rouler comme s'il n'y avait pas d'étape demain. On avait à coeur de durcir la course dès le pied de l'ascension finale pour éliminer les sprinteurs. Quand mon coéquipier Dries Devenyns s'est écarté, j'ai tout donné. J'étais au maximum mais ça fait du bien de s'imposer", a conclu Julian Alaphilippe. En portant le maillot jaune pour la troisième année consécutive , le Français marque l'histoire du cyclisme français.

 

La carte du tracé du Tour de France 

Cette année le Tour a lieu du 26 juin au 18 juillet prochain. La Grande Boucle a finalement pris son départ du côté de Brest, et non de Copenhague. Le tour a donc commencé le 26 et le 27 juin par deux étapes bretonnes avant d'aller droit vers les Alpes pour redecendre vers la Provence en passant par Valence et enfin se diriger vers les Pyrénées. Ce Tour sera plus pyrénéen et moins alpin que les années précédentes.

La carte du tracé du Tour de France 

Les étapes :

 

1ère étape - 26 juin : Brest-Landerneau

187 kilomètres. Les coureurs partiront de Brest et devront explorer les monts d'Arrée. Selon l'Équipe, il faudra passer les routes cassantes du Finistère en passant par Quimper et Locronan. Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, estime sur letour.fr que "cette première journée n'offrira aucun répit". "Les relances consécutives aux nombreux changements de direction, les zones ventées des monts d'Arrée et une arrivée au haut d'une côte de 3 km à 5,7 % de moyenne (dont un passage à 14%) vont couronner un sacré puncheur".

 

2ème étape - 27 juin : Perros-Guirec-Mûr-de-Bretagne Guerlédan

182 kilomètres. Selon Christian Prudomme, après une entame qui permettra d'apprécier la beauté sauvage et unique de la Côte de Granit rose, l'entrée dans les terres conduira à un final haletant : la double ascension de la côte de Mûr-de- Bretagne sera un juge d'autant plus impitoyable que les coureurs l'aborderont quasiment arrêtés, sans l'élan qu'offrait le tracé des éditions précédentes.

 

3e étape - 28 juin : Lorient-Pontivy

182 kilomètres. C'est la première téape qui pourrait favoriser les sprinteurs. En effet pour le directeur du Tour de France, si Warren Barguil, le meilleur grimpeur du Tour 2017, devrait être l'objet de toutes les attentions au départ dans sa région natale. Mais il est peu probable qu'il soit à la fête à l'arrivée : au pied du château des Rohan, les sprinteurs ne voudront certainement pas laisser passer la première occasion de s'expliquer entre eux sur cette édition.

 

4e étape - 29 juin : Redon-Fougères

152 kilomètres. Pour le directeur du Tour de France, cette traversée de l'Argoat, la belle Bretagne intérieure, tracée entièrement en pays gallo et d'un bout à l'autre de l'Ille-et-Vilaine, laisse encore présager un sprint massif. Sauf si les audacieux parviennent à profiter des moutonnements boisés ou d'un vent qui balaierait les quelques plateaux à découvert pour provoquer une différence décisive.

 

5e étape - 30 juin :  Changé-Laval (chrono individuel)

27 kilomètres. C'est le premier des deux contre-la-montre individuels programmés sur ce Tour.  Christian Prudhomme rappelle que la première semaine du Tour n'avait pas proposé un chrono individuel aussi long depuis 2008, année du dernier Grand Départ de... Brest ! La géographie commandait de briser ainsi une éventuelle litanie d'étapes planes et cette offrande aux rouleurs signe notre volonté de varier les scénarios et occasions de remettre en question les positions établies lors des premières escapades bretonnes.

 

6e étape - 1er juillet : Tours -Châteauroux 

144 kilomètres. Pour le directeur du Tour, c'est une brève étape en deux temps. Un zeste de douceur et d'émerveillement d'abord, en ménageant de jolis coups d'œil sur le chapelet des châteaux Renaissance, joyaux de l'incomparable patrimoine du Val de Loire. Du nerf ensuite, quand les formations protégeant les intérêts des sprinteurs imposeront sans doute leur rythme pour rallier l'arrivée.

 

7e étape - 2 juillet : Vierzon - Le Creusot

248 kilomètres. Christian Prudhomme précise qu'au lendemain d'un "parcours-sprint", le Tour alternera les plaisirs en proposant sa plus longue étape depuis 21 ans. Mais longueur ne saurait rimer avec langueur : au fil d'une nouvelle belle balade culturelle (Bourges, Nevers, Bibracte, Autun...), le Morvan mettra 3 000 m de dénivelé au menu d'un final pimenté par l'inédit et sélectif signal d'Uchon.

 

8e étape - 3 juillet : Oyonnax - Le Grand-Bornand

151 km. C'est la première étape montagneuse de ce tour avec d'abord la côte de Mont-Saxonnex (5,7 km à 8,3 %) à 47 km de l'arrivée, puis l'enchaînement des cols de Romme et de la Colombière (tous deux entre 8 et 9 % de moyenne) avant de continuer en descente menant au Grand-Bornand.

8e étape - 3 juillet : Oyonnax - Le Grand-Bornand

 

9e étape - 4 juillet : Cluses-Tignes

145 kilomètres.  Christian Prudhomme assure s'être romis de vite revenir à Tignes pour effacer la frustration du rendez-vous empêché en 2019. Le Tour tiendra parole en empruntant pour la deuxième fois le col du Pré, puis le majestueux Cormet de Roselend avant de se hisser, par la longue montée terminale qui se faufile sous le barrage, jusqu'au Val Claret.

 

10e étape - 6 juillet : Albertville - Valence

186 kilomètres. Pour le directeur de la Grande Boucle, au pied des stations savoyardes, la qualité des infrastructures et de l'accueil d'Albertville en font une ville-départ idéale. Mais la porte du sillon alpin n'enverra pas cette fois les coureurs à l'assaut des sommets. En mettant le cap vers les vallées de l'Isère et du Rhône, le tracé est clairement taillé pour une explication entre sprinteurs.

 

11e étape - 7 juillet : Sorgues- Malaucènes

199 kilomètres.  Cinq ans après un passage "en coup de vent", Christian Prudhomme explique que le Tour revient pour s'attarder sur le Géant de Provence, devenu parc naturel régional, avec une double ascension (dont celle, quasi inédite, par Sault) et une arrivée à son pied. Une manière de saluer l'initiative du Conseil départemental de Vaucluse qui en a réaménagé le sommet au profit des cyclistes.

 

12e étape - 8 juillet : Saint-Paul-Trois-Châteaux-Nîmes

161 kilomètres. Après un périple au long des féériques gorges de l'Ardèche, pour la première fois remontées dans leur intégralité par le Tour, cette étape devrait conduire à un sprint massif à Nîmes pour Christian Prudhomme, comme en 2019, au bout d'un final identique. Méfiance cependant : la route sera à découvert juste avant Uzès et le vent pourrait y provoquer bordures et cassures.

 

13e étape - 9 juillet : Nîmes-Carcassonne

220 kilomètres. Des arènes romaines les mieux conservées au monde à la Cité médiévale classée au patrimoine de l'UNESCO, l'étape suivra le cours de l'histoire. Sachant qu'elle nous enseigne que, contrairement à ce que la géographie semblerait suggérer, jamais une arrivée au pied des tours de Carcassonne ne s'est conclue par un sprint massif. Avis aux audacieux !

 

14e étape - 10 juillet : Carcassonne - Quillan

184 km. Plutôt tranquille jusqu'à Lavelanet, l'arrivée dans les Pyrénées tournera au toboggan à partir de Montségur  selon le directeur du Tour. Il assure que la citadelle du vertige et ses rudes pentes, puis les cols de la Croix des Morts et de Saint-Louis, qu'on atteindra en empruntant le spectaculaire viaduc de l'Escargot, aiguiseront l'appétit des attaquants estampillés grimpeurs.

 

15e étape - 11 juillet : Cérret-Andorre-la-Vieille

192 kilomètres. Un départ inédit de Céret, première halte dans les Pyrénées-Orientales depuis 2009 et la victoire de Thomas Voeckler à Perpignan, des passages par Prades, Font-Romeu, le col de Puymorens, le port d'Envalira et Beixalis, dont les pentes sont aussi dures à monter que délicates à descendre : la Principauté couronnera un vrai roi de la montagne pour Christian Prudhomme.

 

16e étape - 13 juillet : Pas de la Case-Saint-Gaudens

169 kilomètres.  Pour Christian Prudhomme, les candidats au Maillot Jaune pourraient observer un moment de trêve et le profil accidenté sera favorable à un gros coup des baroudeurs qui auront gardé de la fraîcheur pour cette troisième semaine. Ils n'auront guère d'autre choix que dynamiter la course s'ils ne veulent pas laisser échapper leur dernière occasion franche de trouver l'ouverture.

 

17e étape - Muret - Saint-Lary-Soulan

178 kilomètres. Le Tour repartira du pied des Pyrénées pour les aborder différemment, avec cette étape à double visage, imposant du braquet sur plus de cent kilomètres avant que se dressent trois gros obstacles en enfilade : Peyresourde, Val Louron- Azet et, pour finir, les 16 km d'ascension à près de 9% de moyenne de l'impitoyable col du Portet. Gros efforts demandés et spectacle assuré selon le directeur de la course. 

 

18e étape - Pau - Luz Ardiden 

130 kilomètres. Du dense, du nerveux, du sélectif avec l'escalade de deux géants des Pyrénées, le Tourmalet et Luz Ardiden, où tombera le verdict de l'ultime bataille en montagne. Les leaders à dominante "grimpeur" devront y trouver les moyens de prendre une marge suffisante, au classement général, sur ceux qui sont réputés meilleurs rouleurs selon Christian Prudhomme.

 

19e étape -Mourenx-Libourne

203 kilomètres.  Sur la traditionnelle "étape des Landes", la logique conduit à pronostiquer un emballage final plus ou moins massif en fonction du nombre de sprinteurs qui auront pu franchir la montagne. Mais seront-ils en mesure de maîtriser les événements ? Revisitée et placée en bout de troisième semaine, elle pourrait en effet très bien s'offrir à de courageux aventuriers selon le directeur de la course.

 

20e étape - 17 juillet : Libourne - Saint-Émilion (chrono individuel)

31 km. Il s'agit du deuxième contre-la-montre de cette édition. Situé la veille de l'arrivée à Paris, il sera la dernière chance de voir un changement de vainqueur final et une belle occasion pour les rouleurs bien classés au classement général de jouer leur carte.

 

21e étape - 18 juillet : Chatou-Paris

112 km. C'est la dernière et traditionnelle étape à Paris qui s'achève sur les Champs-Élysées, et où un sprinteur devrait sans doute encore s'imposer.

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