Ce vendredi à 18 heures se déroulera le quart de finale de la Coupe du monde entre la France et l’Allemagne. Depuis la demi-finale de 1982 à Séville et l’attentat de Schumacher, les Allemands représentent dans l’imaginaire français les fossoyeurs des Bleus. Mais est-ce que la France perd réellement toujours contre la nationalmannschaft ?

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Amateurs de football, l’heure est grave. La France affrontera ce vendredi soir l’Allemagne en quart de finale de la Coupe du monde.

Si les Bleus ont réalisé un parcours exemplaire jusqu’à présent, notre crainte est désormais de voir l’aventure être stoppée nette par les footballeurs allemands qui ont la fâcheuse habitude de nous gâcher la fête. Mais finalement, est-ce bien vrai que l'Allemagne nous gagnent toujours ? 

Le "rouleau compresseur" allemand

Régulièrement surnommée "le rouleau compresseur", la formation d’Outre-Rhin est assurément une grande nation du football. Les trois étoiles griffées sur leur maillot (représentant les victoires en Coupe du monde) en témoignent (1954,1974,1990).

Les statistiques parlent elles d’elles-même : l’Allemagne a disputé sept finales, soit autant que le Brésil. Elle fait aussi partie des trois équipes nationales qui ont enregistré le plus grand nombre de victoires en Coupe du monde. Et depuis 1986, la nationalmannschaft a toujours atteint les quarts. Bref, une équipe redoutable.

Du côté des Bleus, le palmarès est moins impressionnant avec une seule finale de Coupe du monde gagnée sur deux jouées. Mais au-delà des chiffres, c’est la légende autour des Allemands qui fait peur aux supporters français. Et pourtant, cette réputation de toujours gagner la France n’est pas fondée.

Une peur des allemands qui n’est pas vraiment fondée

Comme l’a rappelé Didier Deschamps devant les journalistes ce mardi, "sur les six dernières années, il n'y a pas photo entre l'Allemagne et nous. Mais vendredi ce sera la vérité du moment". Et effectivement, les Allemands sont en très grande forme depuis ces dernières années. Ils ont d’ailleurs battu les Bleus lors du dernier match, le 6 février 2013 au stade de France (2-1).

Oui mais voilà, malgré l’idée que nous nous faisons de l’Allemagne, les statistiques parlent en fait en notre faveur. En effet, sur 25 confrontations les tricolores l’ont emporté 11 fois, pour 9 défaites et 5 nuls. Pas si mal en fin de compte, n’est-ce pas ?

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Mais alors pourquoi craignont-nous tant nos chers adversaires ? Certainement que l’origine du traumatisme réside dans deux matchs : Séville 1982 et Guadalajara 1986.

Le traumatisme de Séville en 1982

Alors demi-finalistes de la Coupe du monde de 1982 qui se déroulait en Espagne, les Français se sont inclinés au terme d’un match d’anthologie. Si peu de jeunes fans de football ont assisté au match, tout le monde a en revanche déjà vu les terribles images du français Patrick Battiston s’effondrer à terre après l'attentat du portier allemand Harald Schumacher. Les Bleus, qui menaient 3 à 1, se sont finalement inclinés aux tirs aux buts (5-4).

Bien que l’eau a coulé sous les ponts depuis cette rencontre et que le match de ce vendredi ne se disputera pas dans un esprit de revanche, l’histoire de cette bataille sportive est inscrite dans le "roman footballistique français".

Une seconde défaite en demi-finale

A ce premier traumatisme s’ajoute aussi celui de la seconde défaite française en demi-finale à Guadalajara (Mexique 1986). Platini et les siens avaient alors encore échoué face à une nationalmannschaft décidée à nous priver de finale (2-0). Il s’agit d’ailleurs de la dernière rencontre en Coupe du monde entre Français et Allemands.

Les deux équipes se sont affrontées sept fois depuis 1987. Et les Bleus n'ont perdu qu'une seule fois (en 2013). Ces résultats permettent donc de relativiser.

Ce sont ces deux défaites consécutives qui sont certainement responsables de l'idée selon laquelle la République fédérale vient toujours nous couper l'herbe sous le pied. Or nous venons de voir que cette idée relève du mythe (ou presque). Alors plus besoin de redouter outre mesure les Allemands. Si les français jouent simplement avec panache, la "routourne va vite tourner" à notre avantage, comme dirait Franck Ribéry.

>Vidéo sur le même thème : profil de l'équipe de France

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