Le bouton de partage de Whatsapp comprendrait une faille de sécurité. Il pourrait en effet permettre d'accéder à certaines données personnelles.
Whatsapp : pourquoi vous ne devriez pas cliquer sur le bouton de partageIstock

Une nouvelle faille de sécurité a été détectée chez Whatsapp, prévient le site spécialisé 01Net. Selon un chercheur en sécurité informatique, le bouton "partage" de l'application permettrait à Facebook d'accéder à certaines de vos données personnelles, telles que votre adresse IP ou votre historique de navigation. Le service de messagerie électronique Whatsapp est en effet la propriété du groupe Facebook.

"Les boutons ‘J’aime’ de Facebook sont connus pour permettre de suivre l’activité des utilisateurs, même sur d'autres sites web", explique Nadim Kobeissi, expert en cybersécurité français. "Lorsque vous cliquez sur un bouton ‘Partager’ sur WhatsApp, le partage de lien n’ouvre pas directement votre application WhatsApp, mais l’API Web de WhatsApp", poursuit le chercheur. D'après lui, c'est à ce moment précis que la firme américaine obtiendrait l'accès à vos données personnelles. Lors de son rachat par Facebook en 2014, WhatsApp avait assuré qu’il ne partagerait aucune information avec le réseau social.

Si vous souhaitez partager un lien Whatsapp, il est donc préférable d'utiliser les fonctionnalités de votre téléphone. De cette manière, les serveurs de Facebook ne seront pas sollicités et n'auront pas accès à vos données.

Collecte de données personnelles par Whatsapp et Facebook : une pratique illégale

Il est  en principe illégal de recueillir des données personnelles sans en informer au préalable les personnes concernées. De plus, ce n'est pas la première fois qu'un tel scandale vient éclabousser l'un des GAFA (acronyme désignant les géants du net Google, Apple, Facebook et Amazon).

Récemment, il a été établi par le New York Times que Facebook enregistrait les conversations des internautes via les micros intégrés aux ordinateurs. Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, avait menti sous serment devant le Congrès américain en affirmant ne pas avoir recours à une telle pratique, ce qui constitue un crime fédéral de parjure aux Etats-Unis, rappelle la sénatrice normande Catherine Morin-Desailly.

Depuis la mise en place du RGPD (Réglement Général de Protection des Données) par l'Union européenne en 2018, de telles pratiques intrusives sont passibles d'une amende à hauteur de 4% du chiffre d'affaire de l'entreprise impliquée.

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