De nouveaux éléments d'enquêtes ont été révélés au sujet du mystérieux vol MH370. Plusieurs pistes ont été étudiées…

Le 8 mars 2014, le boeing 777 du vol MH370 de la compagnie Malaysia Airlines a disparu des radars. C’était le début d’une grande affaire. Aujourd’hui, une piste est de nouveau à l’étude, celle du suicide du pilote. Seule la France enquête sur ce que Le Parisien appelle "le plus grand mystère de l’aviation civile". Si elle a obtenu ce droit, c’est parce trois ressortissants français se trouvaient à bord de l’appareil au moment des faits. Il s’agit de l’épouse de Ghyslain Wattrelos ainsi que deux de ses trois enfants.

En raison de leur présence, la France a pu avancer sur l’affaire. D’ailleurs, les juges et les enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie des transports aériens (SR GTA) ont pu se rendre aux Etats-Unis entre le 22 et le 24 mai dernier. Une coopération avec le siège de Boeing, à Seattle, leur a permis de repartir avec de nouvelles informations considérables, telles que les données satellites de l’avion. Ils ont notamment appris que l’appareil a été piloté jusqu’au bout, soit jusqu’au moment où il s’est enfoncé dans l’océan Indien. Ce nouvel élément pose la question d’un crash volontairement provoqué par la pilote.

"Il est trop tôt pour l'affirmer catégoriquement" a confié un enquêteur. Mais rien n'accrédite que quelqu'un d'autre ait pu entrer dans le cockpit..."

L’enquête a également révélée que plusieurs virages anormaux ont été effectués par le Boeing, ces derniers n’ont pu se faire qu’en mode manuel. Par ailleurs, il faudra encore une année supplémentaire aux enquêteurs pour qu’ils étudient en profondeur ces nouveaux paramètres.

Vol MH370 : terrorisme, sabotage… Les autres pistes étudiées

La piste terroriste a, elle aussi, été étudiée. La sous-direction antiterroriste de la police nationale et la direction générale de la sécurité intérieure participent d’ailleurs à l’enquête. Ils ont examiné la possibilité d’une action terroriste par des groupes ouïghours ou tamouls, toutefois cela n’a rien donné. Ils ont également écarté la piste d’une action commise contre des ingénieurs de l’entreprise américaine Freescale qui étaient présents à bord.

En tout début d’enquête, la présence d’un ingénieur malaisien en aéronautique a mis la puce à l’oreille des forces de l’ordre, qui ont pensé à la possibilité d’un détournement de l’avion. Ce dernier était assis à proximité du Satcom (le système satellitaire de l’avion). Cependant, les juges français ont récemment expliqué à Ghyslain Wattrelos que le boîtier à pirater était hors de portée de cet ingénieur. En effet, il se situait à 3,60 mètres de hauteur et il était impossible de le pirater à distance.

Gyslain Wattrelos, quant à lui, est persuadé que le Boeing 777 a été abattu. "Je ne sais pas pourquoi ni où, mais j'en suis persuadé", a-t-il affirmé au Parisien.