Cash Investigation : lobbying et promesse en polymère

Pour cette enquête sur laquelle elle aura planché pendant un an, Sandrine Rigaud s’est particulièrement intéressée aux promesses des compagnies grosses pourvoyeuses de plastique. Parmi elles, la Coca-Cola Company qui détient les marques Coca, Minute Maid, Sprite, Fanta, Nestea et de nombreuses autres. Chaque seconde, elle vend 4000 bouteilles, rappelle la journaliste.

"Des grandes entreprises comme Coca-Cola Company ont intérêt à faire des promesses concernant le recyclage. De manière très ambitieuse, au début des années 2000, Coca promettait par exemple 25% de plastiques recyclé dans ses bouteilles en 2015. Aujourd’hui elle en est à 7%", note Sandrine Rigaud contactée par Planet.

La journaliste a notamment mis la main sur des notes internes qui montrent que la compagnie ne joue pas toujours cartes sur tables et que la pratique est loin d’être nouvelle. Les entreprises font ainsi le choix de culpabiliser les consommateurs plutôt que de remettre en question leur pratique.

"Les entreprises n’hésitent pas à se cacher derrière des associations qui prétendent lutter pour la protection de l’environnement. Cela leur permet d’atteindre le politique et de peser sur les décisions. Il y a par exemple Gestes propres, derrière laquelle se cache des financements de Danone et Coca Cola. Cette association fait des campagnes très culpabilisantes auprès du consommateur, sans poser les bonnes questions à côté, c'est-à-dire celle de la production en amont", explique la journaliste.

Au niveau européen, le Clean Europe Network (réseau pour une Europe propre) a été crée par le lobby de l’emballage, détaille Sandrine Rigaud. 

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