Dans les régions du Gard et de l'Hérault, des mineurs étaient vendus des dizaines de milliers d'euros pour réaliser des cambriolages. Après une enquête de plusieurs mois, le réseau a été démantelé.

40 000 à 80 000 euros. Voilà le prix auquel des mineurs étaient vendus à une communauté serbe du sud-est de la France pour réaliser pas moins de 1 500 cambriolages en cinq mois. Déposés chaque jour dans plusieurs villages de Perpignan à Cannes, ils devaient dérober des bijoux de luxe dans des résidences des communes du Gard, de l’Hérault et des Bouches-du-Rhône, selon les sources de Nice Matin

La plupart de ces adolescents originaires de banlieue parisienne étaient vendus par leur propre famille à des gangs, et étaient contraints de "commettre dix cambriolages par jour. Ils devaient effectuer un quota, sinon ils ne rentraient pas dans le camp. Tous les matins, ils étaient déposés dans un quartier, dans une ville ou un village différent et ils sonnaient aux portes. Si personne ne répondait, ils rentraient dans les maisons et dévalisaient l’or, l’argent, les bijoux", a annoncé Laurent Rougès, le patron de Vauvert, la compagnie de gendarmie en charge de l’investigation.

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Une enquête de cinq mois

L’enquête était ouverte depuis septembre 2016 par la police du Gard. Les enquêteurs ont, grâce à l’arrestation de deux voleuses, réussi à remonter jusqu’au chef du gang, qui agissait depuis la région parisienne. Après plusieurs vagues d’interpellations en janvier aux Angles notamment, les militaires du Groupe d’intervention régionale de Montpellier sont parvenus ce 12 mars à interpeller en région parisienne près de onze personnes investies dans le réseau, réseau qui est maintenant démantelé.

Selon France Bleu, sept personnes, dont le chef de gang et ses enfants ont été incarcérés. Au total, 1 100 bijoux, 40 montres de luxe d’une valeur de 150 000 euros, et 6,5 kilos d’or ont été retrouvés, selon les enquêteurs. Ce butin devait être expédié en Belgique par des chefs du réseau.

Les enquêteurs du Gard vont maintenant s'occuper de retrouver les propriétaires des objets volés. ils publieront, d'ici quelques semaines, toutes les photos des bijoux dérobés, sur leur page Facebook.

Le juge d’instruction de Nîmes a ouvert une information judiciaire pour "vol aggravé, association de malfaiteurs et traite des êtres humains."