Dimanche, François Fillon a donné un dernier discours à la Maison de la chimie, à Paris. L’occasion pour l'ex-candidat à la présidentielle de tirer sa révérence et de livrer son testament politique.


"Dans la défaite, le chef se retire sans chercher d’excuses, et sans donner de leçons", a déclaré François Fillon dimanche loin des caméras, à la Maison de la chimie, à Paris. Retiré de la vie politique depuis sa défaite au premier tour de la présidentielle au mois d’avril, l'ex-candidat a définitivement renoncé à la politique. Il a d’ailleurs décidé de céder le flambeau de son micro parti "Force républicaine" à Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains (LR) au Sénat, rapporte le Monde.

L’ancien Premier ministre a également dit de son successeur et ami, qu’il était un "un homme de valeur, au singulier et au pluriel", "fidèle", "solide" et "intelligent". Des mots qui ne risquent pas d’être oublié par celui qui a été l’un de ses premiers soutiens lors des élections. Une photo des deux hommes a été publiée sur le compte Facebook du micro-parti. 

François Fillon a expliqué qu’en quittant la vie politique, il souhaitait redevenir un citoyen comme les autres. Mais un citoyen qui dans un premier temps "n’oublie rien" et qui "ne renie rien", avant de remercier du fond du cœur les membres du parti "Force républicaine" : "un citoyen (…) qui aime son pays et qui, du fond du cœur, vous dit merci".

Un dernier message politique destiné au chef de l’Etat

Même si l’ancien député de la Sarthe se dit ne pas être "là pour régler les comptes ou remettre quelques pendules à l’heure", il a tout de même insisté à livrer un dernier message à Emmanuel Macron : "Certains estiment qu’il n’y a plus de clivages, qu’il n’y aurait plus, en définitive, qu’une seule politique possible. (…) Entre le pouvoir actuel et les extrêmes, il serait insensé et inquiétant de laisser s’installer un vide politique et intellectuel".

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Pour sa "retraite" politique, François Fillon a confié avoir prévu d’écrire un livre. Un projet tout de même mis entre parenthèses, comme l’explique le Monde, en attendant la fin de la procédure judiciaire à son encontre. L'ancien Premier ministre est toujours mis en examen pour les soupçons d’emplois supposés fictifs qui ont été révélé lors de l’élection présidentielle.

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