Pensant pourtant bien faire, le maire de Dannemarie, dans le Haut-Rhin, a été contraint pas la justice de retirer les panneaux en forme de femmes qu'il avait fait installer dans sa ville. 

Son initiative n’a pas plu. Mercredi, le tribunal administratif de Strasbourg a condamné le maire de Dannemarie, dans le Haut-Rhin, a retiré les panneaux qu’il avait fait installer dans sa ville en juin dernier. En tout, 125 pancartes représentant des silhouettes féminines avaient été disposées dans la commune pour "montrer la diversité de l’action de la femme dans notre société" et ce, dans le cadre de l’opération "2017 Dannemarie, année de la femme", a expliqué l’édile.

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Mais alors que certaines prenaient des poses lascives, l’association Les Effrointé-e-s est montée au créneau. Estimant qu’elles étaient "discriminatoires" et "porteuses de stéréotypes de genre". Certaines des pancartes représentaient des femmes assises jambes écartées sur des chaises, d’autres se tenant debout une main sur la nuque et une jambe pliée.

500 euros par jour de retard

Ces panneaux "illustrent une conception de la femme inspirée par des stéréotypes et la réduisant de façon caricaturale, et parfois graveleuse, à une fonction d’objet sexuel", a estimé le tribunal mercredi. Selon, ils constituent même "une atteinte grave au principe d’égalité entre les hommes et les femmes » et causent un « trouble à l’ordre public". Aussi, a-t-il ordonné au maire de Dannemarie de les retirer dans un délai de huit jours, "sous astreinte de 500 euros par jour de retard". L’avocat de la commune a annoncé qu’elle allait faire appel de cette décision.

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