Jonathann Daval a fait des déclarations extrêmement surprenantes lors de sa dernière audition. Il accuse sa belle-famille d'être complice du meurtre de sa femme, mais pas seulement… Découvrez les détails de cette nouvelle version.

Affaire Alexia Daval : le détail de la déclaration de Jonathann Daval

Deuxième rebondissement dans l’affaire Alexia Daval, du nom de la joggeuse dont le corps a été retrouvé partiellement carbonisé dans un bois d’Esmoulins (Haute-Saône) le 30 octobre dernier. Après joué le veuf éploré pendant trois mois, puis le mari coupable, Jonathann Daval avance une nouvelle version des faits. Celui qui avait admis en janvier avoir tué sa femme en l’étranglant par accident, a livré un tout autre discours le 27 juin dernier face au juge d'instruction.

Dans ses nouveaux propos auxquels L'Est Républicain a eu accès, Le mari d’Alexia Daval se décharge complètement du meurtre et pointe du doigt son beau-frère, Grégory Gay, l’époux de Stéphanie, la sœur de la victime. Contrairement à sa première version, où l'homicide serait survenue à leur domicile, il raconte cette fois que tout s’est déroulé au domicile de Jean-Pierre et Isabelle Fouillot, les parents de la victime. Une version avec prendre avec beaucoup de recul en l’état.

Publicité

Affaire Alexia Daval : un version où Jonathann Daval évoque un "complot familial"

Le vendredi soir, tout le monde a rendez-vous chez Isabelle et Jean-Pierre pour une soirée raclette. Stéphanie et Grégory qui habitent le reste de l’année en région parisienne avec leur fils, sont venus à l’occasion des vacances de la Toussaint, passer quelques jours en famille. Selon L’Est Républicain, le 27 juin, Jonathann Daval a expliqué que pendant le repas, Alexia Daval aurait fait une "crise d’hystérie particulièrement violente". Chacun à son tour aurait essayé de calmer la jeune femme qui se serait montré "incontrôlable", criant partout dans la maison. Une situation qui dans ce nouveau scénario aurait dégénéré en embrouille générale.

Publicité

Alexia Daval seait montée à l’étage, non sans bousculer son neveu que sa mère aurait alors écarté. Stéphanie rejoint alors sa sœur pour lui parler, "s’ensuit un échange de gifles", toujours selon Jonathann Daval cité par L'Est Républicain. Grégory Gay aurait voulu s’interposer. Des cris, puis le silence. Quand le beau-frère d’Alexia Daval retrouve les autres et qu’ils lui demandent si ça va, il aurait alors dit : "Elle est morte. Je l'ai étranglée". Cette version est formellement démentie par l’intéressé.

Selon Jonathann Daval, c’est avec la complicité de la famille qu’il aurait enroulé le corps dans un draps avant de le déposer dans le bois d’Esmoulins. L'informaticien maintient ne pas avoir participé à la crémation. Des événéments de cette nuit, la famille n’en aurait plus reparlé, soudée par un "pacte familial" d'après le trentenaire mis en examen pour meurtre sur conjoint.

Réagissant à ces révélations, l’avocat des parents d’Alexia Daval a incité à la plus grande prudence. "La posture de Jonathann Daval ne correspond absolument pas aux vérités objectives du dossier [...] En l'état des déclarations, la question de sa santé mentale ainsi que de sa personnalité se pose [...] Ou il n'assume pas, ou il est dingue, ou ce n'est pas lui", a ainsi déclaré Me Jean-Marc Florand au cours d’une conférence de presse. Le conseil de Jonathann Daval, Me Randall Schwerdorrfer a estimé de son côté sur Franceinfo que la "santé mentale [de son client] [était] totalement intacte".