Une mère de famille a appellé à l'aide l'Etat français après l'enlèvement présumée de sa petite fille par son ex-mari. Elle redoute désormais qu'il soit parti en Syrie afin de faire le djihad.

Une mère de 35 ans vient de lancer un appel à "l’Etat français et aux autorités compétentes" afin de retrouver Lila, sa fille âgée de 3 ans, qui aurait été enlevée par son ex-mari et emmenée en Syrie. "C'est juste affreux, je ne sais même pas où elle est, a déploré Magalie Laurent, la mère, lors d’une conférence de presse lundi. Ça va être le combat de ma vie, je remuerai ciel et terre pour la retrouver, mais je vais avoir besoin d’aide."

Le 20 octobre, Alexandre-Anis Riah, son ex-mari Franco-tunisien de 36 ans, est parti en vacances en Tunisie avec la petite Lila. Mais alors qu’ils étaient censés revenir le 27 octobre, Magalie Laurent a reçu un appel de la sœur de son ancien compagnon lui indiquant que celui-ci était parti pour la Turquie et qu’il ne reviendrait pas. "Je suis persuadée à 1000% que son plan est d'aller en Syrie", a expliqué la jeune mère.

Vendredi, la mère a reçu ce seul et dernier message : "Lila va bien, elle en bonne santé. Je jure par Allah je n'ai pas fait ça pour me venger de toi bien que le résultat soit le même (...) Qu'Allah te donne patience pour cette immense épreuve."

Il tenait "des propos extrêmes, cautionnant (les attentats de) Charlie Hebdo"

Une conviction renforcée par le changement de comportement du père de Lila depuis la perte de son travail. "Il avait la barbe, mettait la djellaba, ne travaillait pas et passait ses journées à la mosquée. Il avait fait le pèlerinage à La Mecque, avait des propos extrêmes, cautionnant (les attentats de) Charlie Hebdo", a détaillé Magalie Laurent, soulignant toutefois qu’il était "un bon papa".

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A l’issue de la conférence de presse, Me Franck Berton, son avocat, a affirmé avoir "bon espoir que le parquet antiterroriste puisse se saisir" de l’affaire. "Maintenant, il faut que les moyens de l’Etat se mettent en mouvement, le Quai d’Orsay, les Affaires étrangères, bien évidemment, avec les contacts en Turquie mais aussi peut-être en Syrie, et surtout le président de la République et le Premier ministre", a-t-il ajouté. Le pire scénario serait désormais que le père et sa petite fille aient déjà traversé la frontière syrienne.

En vidéo sur le même thème- Départ des mineurs hors territoire: Interview du père d’Hakim 

mots-clés : Syrie, Père, Mère, Turquie

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