Les prud’hommes de Bobigny doivent trancher ce mardi sur le sort d’un employé d’Air France privé de vol à cause de sa coupe de cheveux. Le plaignant se dit victime de discrimination, ce que conteste la compagnie.

©Capture d'écran YouTube

Alors qu’il exerce la profession de steward à Air France depuis 1999, Aboubakar Traoré affirme que, quelle que soit sa coupe de cheveux, son "style capillaire" n’a jamais donné satisfaction à son employeur. L’homme de 40 ans a alors attaqué la compagnie pour discrimination et atteinte à la dignité. Le tribunal des prud’hommes de Bobigny doit trancher ce mardi.

Le conflit sur la chevelure du steward s’est accentué en 2005, année au cours de laquelle il décide de laisser pousser les cheveux et de se faire des tresses collées. Or, selon la hiérarchie de la compagnie aérienne, l’apparence de leurs salariés n’est pas "assez classique".

Une guerre des cheveux qui conduit à une dépression nerveuse

Entre aout 2005 et mars 2007, le steward a été mis en arrêt de travail pour dépression suite à cette affaire. En 2009, après avoir reçu le soutien de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations, il a décidé de venir travailler avec les cheveux au naturel. L’homme avait alors été mis à pied 5 jours en 2012. Aboubakar Traoré avait avait finalement décidé d'arborer une perruque afin de pouvoir garder ses petites dreadlocks rassemblées à l’arrière.

"Je ne pense pas avoir été victime de racisme, mais de discrimination", affirme le steward. La compagnie, elle, conteste cette attaque et affirme appliquer la même politique pour tous les membres de son personnel. Ces derniers s’appuient sur le manuel de la compagnie qui dispose que les cheveux du personnel naviguant doivent être "coiffés de façon extrêmement nette. Classique et limitée en volume, la coiffure doit garder un aspect naturel".

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Actuellement, Aboubakar Traoré est toujours salarié d’Air France mais au sol, dans un bureau. Il demande sa réintégration à son poste de steward, après accord de la médecine du travail, ainsi que 50 000 euros de dédommagement pour discrimination.

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