Un lycée de l'Essonne a créé la polémique à cause d'une punition infligée aux élèves tricheurs, qui passent plusieurs heures dans une pièce de 3 m², sans fenêtre. La mère d'un élève de l'établissement ne comprend pas la polémique.
Un lycée punit ses élèves dans 3 m² : "Ce n’est pas un cagibi !"Istock

La polémique a rapidement enflé. Le lycée privé Saint-Louis Saint-Clément de Viry-Châtillon (Essonne) est sous le feu des critiques pour une sanction imposée aux élèves qui trichent, rapporte RTL. Dans un courrier envoyé aux parents d’élèves au début du mois de décembre, l’établissement indiquait que ses membres étaient "régulièrement confrontés à la tentative de tricherie de [ses] élèves". "Lorsqu’un élève triche, il rompt la confiance mise en lui par l’équipe pédagogique et éducative. Il doit pouvoir faire l’objet d’une sanction éducative et formatrice", ajoutait alors le courrier, précisant que "l’élève sera privé d’enseignement et de vie scolaire pendant 3 demies journées. Il passera ce temps dans un parloir seul, sans portable, sera privé de récréation et déjeunera seul".

"On savait qu’il y avait une rigueur dans le travail et dans les valeurs"

C’est ce dernier point qui a mis le feu aux poudres et placé l’établissement sous le feu des projecteurs. Interrogée par Planet, la mère d’un élève de l’établissement affirme que "ce n’est pas un cagibi" : "Il n’y a effectivement pas de fenêtre, mais c’est là qu’on a nos réunions avec les professeurs". Selon elle, cette sanction "permet à l’élève de se recentrer un petit peu sur lui, de s’entendre respirer". "Je ne comprends absolument pas cette polémique", ajoute-t-elle, estimant "qu'être isolé dans une pièce, seul, sans téléphone et réfléchir à ce qu’il vient de faire et aux actes qu’il a fait, ça peut être bien pour que l'élève comprenne mieux la sanction qu’on lui donne". "Les jeunes sont tout le temps sur leur téléphone portable, c’est bien qu’ils se recentrent sur eux-mêmes", ajoute-t-elle, précisant qu’"en tant que maman", elle ne trouve pas cette punition dure. "On a mis notre enfant dans cet établissement parce qu’on savait qu’il y avait une rigueur dans le travail et dans les valeurs", conclut la mère de ce lycéen, scolarisé dans l’établissement depuis la sixième.

Interrogé par Le Parisien, le président de l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre de l’Essonne affirme que "beaucoup de parents se plaignent du nouveau directeur depuis la rentrée". La mère d’élève interrogée par Planet explique que "le nouveau directeur est arrivé il y a un an" et qu’"il applique de nouvelles règles, il veut aussi montrer qu’on reste dans la même directive d’une école privée un peu plus stricte que les autres". "Pour l’instant je n’ai pas eu de mauvais retours sur le directeur, ajoute la mère d’élève. J’ai entendu qu’il était assez sévère mais il faut qu’il marque son autorité, mais moi personnellement ça ne me choque pas".

Un conseil d’établissement convoqué

Après la polémique créée, l’établissement a décidé de reculer. Dans un courrier adressé aux parents d’élèves et au personnel, consulté par Planet, le directeur explique que "suite aux réactions et aux interrogations suscitées par l’avenant au règlement intérieur du 14 décembre 2019 (…) l’article (…) est retiré". Le chef d’établissement convoque également "un conseil d’établissement au cours duquel, avec l’ensemble des partenaires de la communauté éducative (…) le règlement intérieur et les conditions de son application au sein de l’établissement seront travaillés". En conclusion, le directeur explique que "ces mesures sont prises dans un réel souci d’apaisement et de dialogue avec tous".

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